Londres 2012: Pour les Bleus, il n'y a qu'une seule «Dream Team»

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Publié le 28 juillet 2012.

JO / BASKET - Les Français ont totalement désacralisé l'équipe américaine qu'ils refusent de comparer à celle de 1992...

De notre envoyé spécial à Londres,

S’ils n’étaient pas tous en âge de faire rebondir un ballon il y a vingt ans, les joueurs de l’équipe de France sont à peu près tous capables d’exhumer un souvenir de la Dream Team de 92. Un poster de Jordan, des cassettes vidéo ou les réminiscences de vacances passées «à la rivière, en Guadeloupe» pour Mickaël Gelabale. Cinq olympiades plus tard, le rapprochement s’impose forcément entre l’équipe des Jeux de Barcelone et le «Team USA» que les Bleus croiseront dimanche pour leur entrée dans le tournoi olympique.

Mais pour eux, impossible de comparer la version de 2012 avec Le mythe. «A l’époque, il y avait beaucoup plus de stars. De vraies stars, insiste Yakhouba Diawara. Là, il y en a pas mal, mais bon. Ce n’est pas Jordan, Stockton, Bird. C’était vraiment une autre équipe.» Une escouade invincible, composée de onze «all of famers», ce qui clôt d’emblée le débat, selon Nicolas Batum. «On ne reverra jamais ça, c’était vraiment impressionnant. Ils n’avaient pas le physique comme maintenant, mais c’était fou. Ce serait marrant de faire un match aujourd’hui entre les deux équipes. Je pense que 92 gagne quand même.»

«Il y a ce coté grandiose»

Avec un noyau de cinq joueurs NBA présents aux Jeux, les Bleus ont su désacraliser leur premier adversaire, une nouvelle fois favori pour l’or olympique. Et pour l’ailer de Portland, ceux qui évoluent en Europe n’ont aucune raison d’être intimidés. «Mais non! On a le même style de jeu, des athlètes complets. Et en face, ce n’est plus la Dream Team. A l’époque, contre eux, t’avais beau jouer et être confiant, tu en prenais 40 ou 50. Là, tu peux les surprendre parce que c’est le premier match.»

En banalisant une telle rencontre, l’équipe de France a peut-être trouvé le meilleur moyen de réaliser son exploit dimanche. Certains joueurs comme Ali Traoré refusent même le concept de «match de gala». L’entraîneur Vincent Collet ne nie pourtant pas qu’une certaine excitation gagne peu à peu le groupe à l’approche de l’événement. «Il y a ce coté grandiose, mais aussi avec beaucoup de sympathie de part et d’autre.» Le risque? Etre ébloui face aux étoiles, perdre sa concentration et zapper les instructions de base. «Si on mange les consignes, on va complètement exploser. Mais dans tous les matchs il y a toujours une fenêtre.» Contre les USA elle juste beaucoup plus étroite.

Romain Scotto (avec A.M), à Londres
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