La flamme olympique lors d'un relai le 22 juillet 2012, en haut de la grand-roue de Londres.
La flamme olympique lors d'un relai le 22 juillet 2012, en haut de la grand-roue de Londres. - REUTERS/Luke MacGregor

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Londres

Dans une ville envahie par les touristes olympiques, il y a deux moyens sûrs de tomber sur des Anglais: les pubs et les agences de paris sportifs. Chez les bookies londoniens, on peut d’ailleurs parier sur l’identité de la personne qui sera chargée d’allumer la flamme olympique, vendredi soir. Entre une course de lévriers et un match de foot, Steve Weare, habitué du sous-sol, a servi de conseil à 20 Minutes.

Les favoris de la tradition. Généralement, c’est un athlète olympique du pays hôte qui est désigné. Dans cette logique-là, le favori incontesté est Sir Steven Redgrave, auréolé de ses cinq titres olympiques, côté à 1 contre 2. Chez le bookmaker Ladbrokes, il est talonné de près par une autre légende, le miler de Roger Bannister, 89 ans et premier homme à descendre sous les 4 minutes au mile (côte: 5/2). Dans cette liste, on trouve aussi l’ancien décathlonien Daley Thompson (8 contre 1), à égalité avec l’ex-championne de 800m Kelly Holmes. Les grosses côtes: Tom Dailey (12 contre 1), Sebastien Coe (33 contre 1), Jonathan Edwards (80 contre 1)… Quant à David Beckham, bien qu’impliqué dans l’obtention de l’organisation, il est côté à 6 contre 1.

L’avis de l’expert: «Moi je miserais sur Redgrave, mais comme la côte n’est pas très bonne, je le doublerai avec un autre pari, sur un autre sport. Je vois bien Kelly Holmes aussi. C’est plus risqué mais la cote est bien meilleure».

La famille royale et la classe politique. Puisqu’il faut s’attendre à tout avec les Anglais, pourquoi ne pas imaginer la famille royale allumer la flamme olympique? Voir Elizabeth II s’y coller ne manquerait pas de panache. Elle est cotée à 25 contre 1. Sa fille, la princesse Ann, n’est pas très loin derrière à 33 contre 1. Enfin, William et Kate ferment la marche avec une cote à 50 contre 1. On trouve aussi deux hommes politiques: l’excentrique maire de Londres Boris Johnson et le Premier ministre David Cameron (80 contre 1 tous les deux).

L’avis de l’expert: «Aucune chance pour moi. Déjà, ça ne serait pas accepté, parce que ce n’est pas la tradition. Et puis ces gens ont suffisamment de privilèges dans la vie pour en plus avoir l’honneur d’allumer la flamme».

Les paris improbables. En Angleterre, on peut parier sur tout, et même sur n’importe quoi. Puisqu’un personnage de James Bond doit apparaître lors de la cérémonie d’ouverture, on peut imaginer qu’il dégaine son silencieux pour allumer la flamme (ou pas). Par ailleurs, la rumeur d’une simulation d’invasion d’aliens pendant le spectacle a fait son apparition ces derniers jours sur le Web. Mais les bookmakers refusent toujours d’en faire des candidats potentiels, sauf à considérer Bradley Wiggins comme l’un d’entre eux (33 contre 1).

L’avis de l’expert: «A partir du moment où James Bond est dans la cérémonie, on ne peut pas exclure que ce soit lui. Quand on parie, il faut envisager tous les scénarios».