Le Stade Olympique de Londres, qui accueillera la cérémonie d'ouverture des JO le 27 juillet 2012.
Le Stade Olympique de Londres, qui accueillera la cérémonie d'ouverture des JO le 27 juillet 2012. - JOHANNES EISELE / AFP

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Londres,

Sur la piste du Stade olympique de Londres, Hugues Duboscq devrait se sentir bien seul vendredi soir. Le capitaine de la natation française sera en effet le seul à représenter les nageurs lors de la cérémonie d’ouverture. La faute à un calendrier qui impose à certains athlètes d’attaquer les Jeux dès samedi matin. Le spécialiste de la brasse connaît bien le problème: «D’habitude, je vivais ça avec les copains à la télé dans le village olympique.» Cette fois, son statut de remplaçant aux 4X100 4 nages lui vaut l’honneur de défiler sous les yeux du monde entier. «J’espère que le bruit du feu d’artifice n’empêchera pas les nageurs de s’endormir», s’amuse Fabrice Pellerin, le coach des Niçois.

«Quand j’ai vu qu’on attaquait le samedi matin, ma première réaction ça a été: “Merde!”»

Les nageurs ne sont pas les seuls à devoir faire l’impasse sur le grand départ de la quinzaine olympique. Le hasard a ainsi voulu que le fleuret féminin ouvre la compétition d’escrime dès samedi matin. Rédhibitoire pour Corinne Maitrejean, Ysaora Thibus et Astrid Guyart. «Quand j’ai vu qu’on attaquait le samedi matin, ma première réaction ça a été: “Merde!”, explique la sœur cadette de Brice Guyart, médaillé d’or en 2004. Mais les JO, c’est d’abord la compétition et la médaille, il ne faut pas confondre.» La cérémonie d’ouverture, elles la regarderont donc du village olympique.

«On n'a pas envie de perdre de l'influx nerveux»

Qu’y a-t-il de si terrible à faire un tour de piste avec l’uniforme de l’équipe de France? «On n’a pas envie de perdre de l’influx nerveux. C’est quelque chose de super à vivre, mais du coup tu es ravi avant même de commencer la compétition. Et quand c’est ça, tu redescends en pression. Et puis c’est quand même fatiguant: moi j’ai besoin de mes jambes de 20 ans», s’amuse Astrid Guyart. C’est pile l’âge d’Ysaora Thibus, qui espère bien que le calendrier sera plus clément avec elle si elle doit disputer les Jeux de Rio dans quatre ans.