Jeannie Longo, en septembre 2009, lors des championnats du monde de Mendrisio (italie).
Jeannie Longo, en septembre 2009, lors des championnats du monde de Mendrisio (italie). - DAMIEN MEYER / AFP

A.P.

Jeannie Longo déprime. La doyenne du cyclisme française vit très mal ne pas avoir été autorisée à prendre le départ de la course aux points dimanche dernier, la faute à un vélo non conforme pour deux millimètres. Sur RTL, la Grenobloise dénonce l’acharnement dont elle serait victime. «Je suis indésirable, on veut se faire Longo, avance la cycliste de 53 ans. On me reproche d'être là. J'éprouve de la frustration, du dépit, de la déception. Dans d'autres sports, des athlètes comme moi, on leur dit au revoir avec la larme à l’œil et cérémonie.»

«Grave de pouvoir malmener quelqu’un à ce point»

Non sélectionnée pour les Jeux olympiques à Londres, Longo ne cache pas son mal-être. Depuis plusieurs mois, l’ancienne championne préférée des Français vit un calvaire avec l’arrestation de son mari, Patrice Ciprelli, pour achat d’Epo sur Internet.  «Il y en a qui sont tellement malmenés qu'ils finissent par se suicider ou avoir de graves maladies. C'est grave que l'on puisse malmener quelqu'un à ce point-là. J'ai des idées noires mais après réflexion, je les transforme.»

Et quand on lui demande si elle compte regarder les JO, la championne olympique d’Atlanta en 1996 répond: «Je ne resterai pas devant ma télé. Oui, ça va faire mal». Et elle n’a pas vraiment besoin de cela en ce moment.