Ronnie Turiaf, un des intérieurs de l'équipe de France de basket aura fort à faire contre les Brésiliens très fournis dans la raquette, lors du match préparatoire aux JO de Londres samedi
Ronnie Turiaf, un des intérieurs de l'équipe de France de basket aura fort à faire contre les Brésiliens très fournis dans la raquette, lors du match préparatoire aux JO de Londres samedi - Kenzo Tribouillard afp.com

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Pour l'équipe de France, perturbée dans sa préparation olympique par les forfaits et les blessures, l'ennemi sera à l'intérieur de la raquette face au Brésil samedi (19H30) à Strasbourg.

"Le Brésil est une équipe très forte à l'intérieur, son résultat contre les Etats-Unis (défaite 80-69 le 17 juillet) n'est pas une surprise. Avec l'Espagne, c'est probablement la plus belle raquette qu'on puisse affronter", affirme le sélectionneur Vincent Collet à la veille de ce neuvième et avant-dernier match de préparation avant le départ des Bleus pour Londres, mercredi matin.

Devant une équipe qui présente trois pivots NBA avec Varejao, Nene, coéquipier de Kevin Séraphin à Washington, et Tiago Splitter, partenaire de Parker et Diaw à San Antonio, le défi sera de ne pas être dominé au rebond.

Lors du dernier match contre l'Espagne, "on a abandonné la victoire par nos maladresses, avec un pourcentage à trois points faible alors qu'on était en bonne position. Mais on est plus coupables sur les rebonds", explique-t-il.

"Il faut s'attendre à souffrir, résume le sélectionneur. Varejao et Nene sont +monstrueux+ au rebond offensif. Il va falloir que les extérieurs aident les intérieurs. Il faut un investissement de toute l'équipe".

Face à une équipe brésilienne qui "a un potentiel pour le podium" aux JO, selon Tony Parker, les Bleus auront aussi le handicap d'une préparation perturbée par le forfait de Joakim Noah, les blessures de Parker (oeil) et Ali Traoré (genou) et l'absence samedi, et peut-être lundi contre l'Australie, de Nicolas Batum, parti signer son nouveau contrat aux Etats-Unis.

"On fait avec", confie le capitaine Boris Diaw, qui retrouvera samedi Leonardo Barbosa, son ancien coéquipier à Phoenix. "Ca n'a pas été une préparation optimale mais il faut rester concentrés. On rentre dans une période de travail intense, on se concentre sur la dernière ligne droite. On a un peu de retard dans notre préparation, mais on peut le rattraper et mettre les bouchées doubles maintenant que l'équipe est constituée", ajoute-t-il.

Quant au rebond, "l'absence de Joakim Noah pèse forcément, mais il y a d'autres joueurs", selon Diaw. Traoré, qui devrait jouer une dizaine de minutes samedi après avoir retrouvé l'entraînement collectif jeudi, souligne que "si on s'y met tous, on peut compenser".

Mais certains joueurs sont encore à court de forme. Traoré "est asphyxié au bout de trois allers-retours", souligne Collet. Et Parker "a une semaine d'avance sur Ali au niveau physique, pas plus", ajoute-t-il.

"Je monte un tout petit peu chaque jour, admet Parker. Quand tu n'as pas joué pendant un mois, c'est difficile. Mais il faut que je sois patient, même si c'est parfois frustrant".

Sans parler de Batum, qui ne devrait finalement pas jouer le second match du stage alsacien, contre l'Australie. Il est attendu samedi à Strasbourg mais il reste le problème des assurances pour l'équipe de France et selon l'encadrement, "il n'y a rien d'acquis" sur sa présence lundi.