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Publié le 16 juillet 2012.

GRANDE-BRETAGNE - Manque de personnel pour assurer la sécurité des sites, failles dans le contrôle aux frontières à l'aéroport... A J-12 de l'ouverture des Jeux, la sûreté de l'événement est remise en question...

A moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de Londres, la question de la sécurité de l’événement fait la une des médias britanniques. Ainsi, jeudi dernier, la firme de sécurité privée G4S a reconnu ne pas être en mesure de fournir le personnel requis pour assurer la sécurité des Jeux, obligeant le gouvernement britannique à mobiliser en urgence 3.500 soldats.

Selon The Guardian, sur les 13.700 gardes que G4S s'était engagée à fournir, seuls 4.000 ont été mis à disposition pour le moment. Le quotidien britannique souligne les manquements de l’entreprise de sécurité en termes de recrutement, jugé «chaotique», mais aussi d’organisation ou de formation des recrues –à moins de deux semaines des Jeux, ces dernières n’ont reçu «ni planning, ni uniforme, ni formation à l'utilisation des machines à rayon X».

Le CIO satisfait du niveau de sécurité

Ce lundi pourtant, le Comité international olympique (CIO) s’est dit, par la voix de son président, Jacques Rogge, satisfait du niveau de sécurité des Jeux qui n’a, selon lui, pas été affecté par la défection partielle de G4S. «Je pense que nous avons montré une bonne flexibilité quand le problème est survenu», a indiqué Jacques Rogge, soulignant que l’apport supplémentaire de soldats «assure une tranquillité dans le domaine de la sécurité» et que ces contingents supplémentaires «seront prêts à intervenir» tout en n’étant «pas visibles et ne faisant pas obstruction [au bon déroulement des Jeux]».

«Cela ne gâchera pas la fête», a-t-il assuré. Mais, au-delà du problème G4S, d’autres failles dans la sécurité sont préoccupantes. Ainsi, le Guardian a révélé samedi que des personnes suspectées de terrorisme et mises sous surveillance par le Home Office -le ministère de l’Intérieur- ont pu pénétrer sur le territoire britannique. En cause: des failles dans les contrôles de sécurité de l’aéroport d’Heathrow.

Des agents de contrôle aux frontières inexpérimentés

Pour faire face à la déferlante de passagers qui va s’abattre sur le principal aéroport londonien, le gouvernement britannique a fait appel à quelque 3.500 personnes. Ces employés du ministère de l’Intérieur représentent plus de la moitié des agents de contrôle aéroportuaires, malgré leur manque d’expérience et leur formation très succincte -en un jour au lieu des six à huit semaines habituelles.

Au contrôle passeport, ils «ratent» donc régulièrement des passagers qui devraient être orientés vers les agents du contre-terrorisme, selon un officier des services frontaliers. Un problème fondamental puisque, comme le rappelait le mois dernier Jonathan Evans, le patron du MI5, le contre-espionnage britannique, les Jeux, en tant que centre de l’attention du monde pendant seize jours, offraient «une cible alléchante à nos ennemis».

Bérénice Dubuc
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