Les basketteurs français se sont inclinés avec les honneurs face à l'Espagne 75 à 70 en match amical dimanche à Paris-Bercy à douze jours du début des jeux Olympiques de Londres (27 juillet - 12 août).
Les basketteurs français se sont inclinés avec les honneurs face à l'Espagne 75 à 70 en match amical dimanche à Paris-Bercy à douze jours du début des jeux Olympiques de Londres (27 juillet - 12 août). - Kenzo Tribouillard afp.com

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Les basketteurs français se sont inclinés avec les honneurs face à l'Espagne 75 à 70 en match amical dimanche à Paris-Bercy à douze jours du début des Jeux Olympiques de Londres.

C'est la cinquième défaite de suite des Bleus face aux champions d'Europe mais ils ont vécu une journée dans l'ensemble très positive avec une prestation rassurante sur le terrain et les retours de Boris Diaw et Nicolas Batum.

Alors que le capitaine français a reçu le feu vert de son club de San Antonio, Batum, impatient de jouer enfin, a, de son propre chef, pris le risque de mettre les pieds sur le terrain malgré le fait de ne pas être assuré. L'ailier de Portland, toujours bloqué par sa situation contractuelle en NBA, a joué les cinq premières minutes aux côtés de Parker, Gelabale, Diaw et Turiaf dans ce qui devrait être le cinq majeur qu'on retrouvera aux JO.

Risque payant

Batum, qui a ainsi pris le risque de s'asseoir sur un contrat de 45 millions de dollars en cas de blessure, a marqué le premier panier de l'après-midi avant d'en ajouter un deuxième et de sortir en échangeant un sourire complice avec le sélectionneur Vincent Collet. «Je ne pouvais pas rater ça», a-t-il soufflé à la mi-temps. Au-delà de son apport technique, son geste a donné un élan et une énergie folle à ses coéquipiers, déjà branchés sur 100.000 volts dans un POPB électrique que les Bleus retrouvaient pour la première fois depuis huit ans.

Ils se sont appuyés sur cet élan populaire, encore exacerbé par l'échange de coups entre Rudy Fernandez et Mickaël Gelabale conduisant à l'exclusion des deux joueurs, pour réussir leur meilleur match de l'été, et de loin.

Rossés (81-65) mardi à Madrid par les mêmes Espagnols, les Français n'ont toujours pas pris leur revanche sur la finale de l'Euro-2011 mais ont tenu tête jusqu'au bout à la deuxième meilleure équipe du monde depuis six ans. Encore pâles jeudi face à la Belgique (57-63) et même vendredi contre le Belarus (84-64), ils ont retrouvé un visage séduisant et collectif avec sept joueurs entre 5 et 12 points, dont Kevin Séraphin (12) et Tony Parker (11).

Grosse intentisté jusqu'au bout

Malgré le déficit habituel aux rebonds, que l'absence de Joakim Noah ne fait que renforcer, ils ont réussi une superbe première mi-temps (39-37) lors de laquelle ils ont été à la fois très sérieux (1 seule balle perdue!) et spectaculaires, avec des courses et une grosse présence athlétique.

Une panne de courant en début de deuxième période a limité les perspectives de victoire face à la bande de Pau Gasol, de nouveau énorme (22 points) malgré l'absence de son frère Marc, et de Juan Carlos Navarro, de retour.

Mais les Bleus ont gardé jusqu'au bout une grosse intensité dans un match tout sauf amical entre deux prétendants aux médailles à Londres. A vingt secondes de la fin, ils traînaient encore à trois points (70-73) avant de s'avouer vaincus face à l'Espagne pour la cinquième fois de suite, mais avec les honneurs cette fois.