Le Britannique Chriostopher Froome (en tête) devant Bradley Wiggins, lors de la 11e étape du tour de France sur la route de La Toussuire, le 12 juillet 2012.
Le Britannique Chriostopher Froome (en tête) devant Bradley Wiggins, lors de la 11e étape du tour de France sur la route de La Toussuire, le 12 juillet 2012. - S.Mahe/REUTERS

R.S.

Il a montré dans les Alpes qu’il avait les jambes pour jouer sa carte personnelle. Quand son leader Bradley Wiggins a concédé quelques mètres dans les forts pourcentages, c’est un rappel à l’ordre de Sean Yates, son directeur sportif dans l’oreillette qui l’a contraint à ralentir la cadence. En bon lieutenant le grimpeur rachitique s’est exécuté, mais rien n’indique qu’il en sera de même dans les Pyrénées.

«Je sais que je serais capable de gagner ce Tour, mais pas chez Sky. Nous avons défini une stratégie autour de Wiggins et tout le monde la respecte (…) Je ne peux vous mentir, c'est difficile, vraiment, mais c'est mon métier», indique dans une interview à L’Equipe celui qui concède 2’50 au maillot jaune et semble être son principal rival, devant Evans ou Nibali. En réalité, le «Kenyan blanc» n’envisage qu’un seul cas de figure pour attaquer son leader: «Si j'ai le sentiment qu'on peut perdre le Tour, je suivrai les meilleurs, que ce soit Evans ou Nibali, pour préserver nos chances, assurer la présence de Sky.»

Sous contrat jusqu’en 2013 avec l’équipe britannique, celui qui s’était déjà sacrifié lors de la dernière Vuelta avant de terminer 2e derrière Cobo, pourrait prendre ses distances l’année prochaine. A moins que l’équipe ne soit construite autour de lui. Avec plus d’étapes de haute montagne et un peu moins de contre-la-montre, le 100e Tour de l’histoire pourrait bien être bâti pour un rouleur-grimpeur comme lui.