Le coureur français de l'équipe Cofidis Rémi Di Gregorio, le 28 juin 2012, à Liège.
Le coureur français de l'équipe Cofidis Rémi Di Gregorio, le 28 juin 2012, à Liège. - PASCAL PAVANI / AFP

R.S.

Trois jours après son arrestation lundi soir et son placement en garde à vue pour des faits de dopage, Rémi Di Gregorio s’est exprimé par la voix du procureur de la République Jacques Dallest. Le coureur suspendu par l’équipe Cofidis «conteste toute pratique dopante mais ne nie pas des injections.» Le procédé en question est un kit d'injection de glucose, retrouvé en possession du coureur interpellé mardi à Bourg-en-Bresse (Ain) sur le Tour de France.

Avant d’être présenté jeudi matin à une magistrate de Marseille pour une possible mise en examen, le grimpeur de 26 ans avait été confronté à un naturopathe de 75 ans, également mis en cause. Le troisième homme concerné par cette affaire a déjà été remis en liberté, laissant Di Gregorio répondre aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et de la section de recherches phocéenne.

Le coureur devrait être mis en examen jeudi à Marseille pour «détention d'un procédé interdit sans justification médicale», a annoncé le procureur de la République, Jacques Dallest.

Par ailleurs, le naturopathe aurait admis devant les gendarmes chargés de l'enquête avoir pratiqué des injections d'ozone, ainsi que des prélèvements de sang aux fins de l'enrichir avec de l'ozone et de le réinjecter au coureur.