JO 2012: Ces stars à la peine à deux semaines des Jeux

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Publié le 11 juillet 2012.

JEUX OLYMPIQUES - Ils doivent ramener l’or (du moins une médaille), mais ne sont pas totalement rassurés quinze jours avant le début des JO...

Tony Parker, basketteur français. Drake et Chris Brown s’y sont mis à deux, mais ils n’ont pas réussi à empêcher le meneur français d’être présent aux Jeux. Blessé à l’œil lors d’une bagarre entre les deux rappeurs dans une boîte de nuit, TP a reçu l’aval des Spurs et trouvé les lunettes de protection adéquates pour emmener les Bleus à Londres. Alité pendant une semaine après son opération, il a pris du retard dans sa préparation. Le meneur n’a joué que quelques minutes en match de préparation contre la Grande-Bretagne et l’Espagne. «Il m'a dit qu'il était “carbo” quand il est revenu sur le banc, indique Vincent Collet. C'est normal. Il va falloir un peu de temps. On devra être intelligent, progressif. Il reviendra aux affaires petit à petit.» L’essentiel étant d’être d’aplomb dès le 29 juillet pour affronter les Etats-Unis.

Paula Radcliffe, marathonienne anglaise. Tout le Royaume est suspendu à l’état du pied de gauche de sa championne. A 38 ans, la Britannique est très loin du niveau qui lui avait permis de battre le record du monde. A vrai dire, personne ne sait vraiment où elle en est, même si elle assure qu’elle sera «en forme» pour ce marathon «at home». Qualifiée depuis le marathon de Berlin fin 2011, celle qui dodeline en courant ne compte pas la moindre référence cette saison. Ces derniers mois, elle n’a pris qu’un départ au semi de Vienne, où elle a déçu. Pour revenir à temps, Radcliffe compte sur des infiltrations. Mais un scénario à la Liu Xiang, présent au départ du 110m haies de Pékin en 2008 avant de s’effondrer de douleur, n’est pas à exclure.

Federica Pellegrini, nageuse italienne. A l’approche des Jeux, l’Italienne est assez schizophrène d’une course à l’autre. Eliminée en série lors des championnats d’Europe de Debrecen, la championne olympique en titre du 400m s’est rassurée lors de sa dernière sortie préolympique au meeting des sept collines, où elle s’est imposée en 4'06''03. «J'étais en plein travail à Debrecen et je l'ai payé physiquement. Je ne peux pas expliquer ce qui s'est passé», avance la compagne de Pippo Magnini, championne olympique du 400m et double championne du monde en titre 200m et 400m. Derrière, elle n’oublie pas que la menace numéro 1 s’appelle Camille Muffat.

Kenenisa Bekele, spécialiste du 10.000m. Quoi qu’il en soit, l’Ethiopien fera moins bien à Londres qu’à Pékin. Auteur du doublé 5.000m-10.000m en 2008, il n’a pas été retenu sur 5.000m, dont il n’a pris que la 9e place des sélections éthiopiennes. Depuis deux ans, le fondeur du Bekoji souffre d’un mollet, ce qui l’a obligé à réduire son programme de courses. Mais il semble revenir à l’approche de l’échéance olympique. Samedi dernier, il s’est offert le deuxième temps de la saison à seulement 61 centièmes de la meilleure performance mondiale de l'année détenue par le Kenyan Wilson Kiprop. Le championnat de la Corne de l’Afrique est déjà lancé.

Michael Phelps, nageur américain. A Londres, Michael Phelps peut devenir le grand plus athlète olympique de tous les temps. En remportant «seulement» trois médailles, le nageur américain dépassera en effet la gymnaste soviétique Larisa Latynina, 18 médailles entre 1956 et 1964. Oui mais voilà, c’est pas encore tout à fait gagné. Lui qui avait ramené de Pékin huit médailles d’or sur huit possible ne pourra pas faire mieux cette année puisqu’il ne s’alignera que sur sept disciplines dans la capitale anglaise. «C'est plus dû au fait de son difficile programme. Il est bien plus âgé (qu'à Pékin) et on ne récupère plus aussi vite» explique ainsi Greg Troy, l’entraîneur des relais américain. A 27 ans, le sous-marin de Baltimore n’a en effet pas retrouvé sa forme d’il y a quatre ans, «la meilleure de sa vie». C’est pour ça qu’il a décidé de ne pas s’aligner sur 200 mètres nage libre, où il pointe quand même à près d’une seconde du français Yannick Agnel, meilleur performeur de l’année.

Usain Bolt, sprinteur jamaïquain. En 2012, Usain Bolt n’est pas le meilleur sprinteur du monde. Cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas champion olympique du 100 mètres, 200 mètres et 4x100 mètres à Londres, mais cela signifie que s’il ne l’est, ce ne sera pas tout à fait une surprise. Déjà dépossédé de son titre de champion du monde de 100 mètres après son faux départ l’an passé, le Jamaïquain a été battu sur 100 et 200 aux sélections jamaïquaines par son nouveau rival, Yohan Blake, et a même couru en mai la ligne droite en plus de 10 secondes! «Après cette course, je n'avais pas douté, expliquait-il alors. Un jour sans, ça peut arriver. Je m'étonnais simplement de l'inquiétude dans toutes les questions sur cet épisode».Trois mois après, s’en étonne-t-il toujours autant?

Nadal, tennisman espagnol. Depuis son premier titre du Grand Chelem à Wimbledon, en 2008, l’herbe ne faisait plus peur au meilleur joueur de l’histoire de la terre battue. Jusqu’au mois de juin dernier. Battu par l’inconnu Lukas Rosol au 2eme tour, l’Espagnol Rafael Nadal est fâché avec Wimbledon, qui accueille en plus du plus beau tournoi du Grand Chelem le tournoi olympique de tennis. D’autant plus que «ce sera encore plus dur aux JO car en deux sets sur gazon, c’est très imprévisible, explique l’oncle du Majorquin, Toni Nadal. Tu peux perdre sans mal jouer contre quelqu’un qui joue super bien sur deux sets comme l’avait fait Petzschner contre Rafa il y a quelques années à Wimbledon. En trois sets, Rafa est plus à l’aise.»

R.S. et B.V.
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