Rémy Di Grégorio lors du contre-la-montre, le 10 juillet 2012
Rémy Di Grégorio lors du contre-la-montre, le 10 juillet 2012 - B.CRISTEL/REUTERS

Alexandre Vau, à Marseille

En pleines vacances d’été, l’ambiance est calme au Vélo club la Pomme, à Marseille. Mais mardi, après l’annonce des soupçons de dopage qui planent au-dessus de Rémy Di Grégorio, le calme était encore plus pesant. Au sein du club marseillais, peu de monde était prêt à commenter la nouvelle. «Je suis très étonné», s’émeut ainsi ce proche de l’Aubagnais à son arrivée en 1999. «Rien ne laissait penser qu’un tel scandale pouvait éclater.»

Un caractère bien trempé

Pendant plusieurs saisons, c’est au sein de cette institution marseillaise que Di Grégorio a fourbi ses armes avant de passer pro en 2005. «Je suis triste pour lui. C’est un garçon sympa, ajoute la présidente de l’école de vélo, Lydia Poulle. Une fois de plus, c’est l’image du vélo qui en patit, à une époque où, justement, les enfants s’inscrivent en vue de la rentrée.» Et puis, il y a ce caractère bien trempé du coureur, «quelqu’un de ferme, se rappelle Lydia, qui se donnait du mal pour y arriver.» De là, à déraper. «Pour lui, c’est une période difficile qui s’annonce, note ce coureur avec qui il a roulé. Il va devoir faire face aux accusations meme si, à l’heure actuelle, ça ne reste que des soupçons.»