Le bus de l'équipe Cofidis devant l'hôtel des coureurs, le 10 juillet 2012, à Bourg-en-Bresse.
Le bus de l'équipe Cofidis devant l'hôtel des coureurs, le 10 juillet 2012, à Bourg-en-Bresse. - PASCAL PAVANI / AFP

A.M.

«Quand j’ai annoncé l’affaire à L’équipe, certains étaient en larmes.» Quand il s’est présenté devant la meute des journalistes mardi sur le coup de 16h, Yvon Sanquer était au moins aussi marqué. Le manager de l’équipe Cofidis était chargé de s’expliquer sur le cas de Rémi Di Gregorio, en garde à vue depuis le matin dans une affaire de pratique dopante présumée. «C’est un rappel  à l’ordre, à la vigilance. Malgré toutes les actions menées chez Cofidis pour lutter contre ces dérives, il y a encore une possibilité de passer au travers», regrette-t-il.

 «Les coureurs qui sont présents ne méritent pas d’être pénalisés»

Régulièrement éclaboussée par les affaires depuis la création de l’équipe (Casagrande, Vandenbroucke, Gaumont…), la Cofidis avait décidé de quitter le Tour en 2007 après le contrôle positif à la testostérone de son coureur italien Cristian Moreni. Cette année, pas question de rentrer à la maison. «Les coureurs qui sont présents ne méritent pas d’être pénalisés par les agissements d’une individualité», argumente Yvon Sanquer. Mais les dirigeants de l’équipe ont été clairs: si les faits sont étayés, Rémi Di Gregorio, pour le moment suspendu provisoirement, sera licencié.

C’est que la formation nordiste ne peut plus se permettre de demi-mesure. Par son passif d’abord. Par son investissement ensuite. Après avoir longtemps tergiversé, surtout à cause d’un manque de résultat, la société de crédit a finalement décidé de prolonger son aventure dans le peloton jusque fin 2016. Et l’épisode Di Gregorio ne remet rien en cause, pour le moment. «J’ai échangé longuement avec les responsables de Cofidis, ils m’ont assuré de leur soutien et de leur volonté d’accompagner l’équipe dans un moment difficile», assure Yvon Sanquer. Ce n’est pas comme s’il n’avait pas déjà connu pareille mésaventure.