La Fédération internationale de football (Fifa) a autorisé jeudi l'usage en match de la technologie sur la ligne de but et l'arbitrage à cinq pour s'éviter de futures polémiques, comme récemment pendant l'Euro-2012, une décision qualifiée d'"historique" par la Fifa.
La Fédération internationale de football (Fifa) a autorisé jeudi l'usage en match de la technologie sur la ligne de but et l'arbitrage à cinq pour s'éviter de futures polémiques, comme récemment pendant l'Euro-2012, une décision qualifiée d'"historique" par la Fifa. - Sebastien Bozon afp.com

© 2012 AFP

La Fédération internationale de football (FIFA) a autorisé jeudi l'usage en match de la technologie sur la ligne de but et l'arbitrage à cinq pour s'éviter de futures polémiques, comme récemment pendant l'Euro-2012. Cette décision qualifiée d’«historique» par la FIFA.

La technologie sur la ligne de but (acronyme anglais: GLT) sera utilisée au Mondial des clubs en décembre à Tokyo, à la Coupe des Confédérations 2013 au Brésil et au Mondial-2014 dans le même pays, sous certaines conditions, a annoncé le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke. Les deux entreprises ayant pris part à la seconde phase de tests (mars-juin 2012) ont été retenues: les sociétés Hawk-Eye (système basé sur l'utilisation de caméras) et GoalRef (qui se sert d'un champ magnétique et d'un ballon spécial).

Cette autorisation est cependant soumise à «un test d'installation final dans chaque stade avant que les systèmes soient utilisés dans les «vrais» matches de football, dans le respect du programme de qualité de la Fifa pour la GLT», précise la FIFA dans un communiqué.Un système d'octroi de licences permettra à d'autres entreprises d'acquérir le label FIFA sous réserve de satisfaire à toutes les exigences, et d'équiper les stades des compétitions qui le désirent. Les coûts de cette nouvelle technologie ont été évalués par M. Valcke entre 150.000 à 250.000 dollars (121.000 à 201.000 euros) par système. «Je suis persuadé que les coûts vont baisser», a-t-il estimé.

Aucun autre recours à la technologie

«Il s'agit d'assister l'arbitre. Il n'est pas question d'enlever le pouvoir décisionnel de l'arbitre», qui garde le dernier mot, a précisé de son côté Stewart Regan, membre de l’IFAB en tant que secrétaire général de la Fédération écossaise.

Une décision qui ne devrait pas ravir Michel Platini, président de l’UEFA, qui avait réaffirmé son opposition au précédent que constitue l'introduction de la GLT. «Si on a la technologie sur la ligne de but, pourquoi pas sur la ligne de fond?, s'était-il interrogé lors de l'Euro-2012. Et s'il y a une main sur la ligne qui n'est pas vue par l'arbitre ? Je ne suis pas contre la technologie sur la ligne de but, je suis contre l'arrivée de la technologie parce que ça ne va pas s'arrêter là.» Un débordement que la FIFA compte éviter en affirmant qu’aucun autre recours à la technologie ne sera utilisé.