Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais, après le match de Coupe de la Ligue contre le PSG, à Lyon, le 27 octobre 2010.
Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais, après le match de Coupe de la Ligue contre le PSG, à Lyon, le 27 octobre 2010. - FAYOLLE PASCAL/SIPA

Stéphane Marteau

Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la gale. Ce proverbe sied parfaitement à la sortie médiatique de Jean-Michel Aulas. Jeudi, dans les colonnes du Progrès, le président de l’OL a dézingué à tour de rôle Cris, Michel Bastos, Kim Källström et Aly Cissokho, coupables à ses yeux d’avoir « pourri le vestiaire » et de ne pas avoir « joué le jeu alors qu’il y avait de la place pour gagner le titre et la Coupe de la Ligue ». 

Cette charge contre ceux qu’il nomme «les dinosaures» n’est pas anodine à l’heure où l’OL est confronté à des difficultés économiques, lesquelles ont été renforcées par sa non-qualification en Ligue des champions. JMA veut donc pousser vers la sortie quelques-uns de ses plus gros salaires afin de réduire la masse salariale du club. Mais aussi dans l’optique de récupérer des liquidités pour investir sur le marché des transferts en recrutant notamment le Dijonnais Benjamin Corgnet, qui piaffe d’impatience de rejoindre l’effectif de Rémi Garde.

Michel Bastos «préfère partir»

Le message du big boss a bien été reçu par Michel Bastos. Le Brésilien, qui traîne depuis des années une réputation d’intermittent du spectacle, a réagi sur son compte Twitter aux propos virulents de son président. Attristé, il envisage de quitter le club. « Si je dérange, je préfère partir pour ne pas déranger davantage », a-t-il lancé. Mais encore faudrait-il que le joueur suscite les convoitises, lui qui est lié avec l’OL jusqu’en 2015. Or, c’est loin d’être le cas.

Idem pour Cris, 35 ans depuis un mois et auquel il reste un an de contrat. S’il ne fait pas de concessions,  JMA aura également du mal à se séparer d’Aly Cissokho dans la mesure où il a fixé le montant de son transfert à un tarif exorbitant (11 millions d’euros). Seul Kim Källström pourrait trouver un point de chute dans l’hypothèse où le Rubin Kazan, qui souhaitait l’enrôler l’hiver dernier, reviendrait à la charge. En attendant, les joueurs concernés, à l’exception du Suédois, en vacances, poursuivent leur stage à Tignes dans une ambiance pas forcément très sereine.