Le Suisse Roger Federer, le 4 juillet 2012, à Wimbledon.
Le Suisse Roger Federer, le 4 juillet 2012, à Wimbledon. - REUTERS/Dylan Martinez

Avec Reuters

Les demi-finales de Wimbledon proposeront d'un côté le choc des rois, entre Novak Djokovic et Roger Federer, et de l'autre, le duel des prétendants, entre Andy Murray et Jo-Wilfried Tsonga. Pour ce troisième jour de la deuxième quinzaine londonienne, chacun de ces favoris a tenu son rang mercredi. Novak Djokovic (n°1) et Roger Federer (n°3) ont largement dominé leurs adversaires respectifs, l'Allemand Florian Mayer et le Russe Mikhail Youzhny.

Federer, qui vise à 30 ans un septième succès sur les courts londoniens, n'a laissé aucune chance à Youzhny, étrillé 6-1 6-2 6-2. Djokovic a été presque aussi expéditif face à Mayer, dominé 6-4 6-1 6-4. Roger Federer avait été éliminé en quart de finale sur l'herbe londonienne ces deux dernières années, mais cette fois il n'a pas raté l'occasion d'atteindre le dernier carré en Grand Chelem pour la 32e fois de sa carrière.

«Je trouve que j'ai très bien joué aujourd'hui. Peut-être que mon jeu s'adapte bien au sien», a déclaré le Suisse, impérial tout au long de l'heure et demie de jeu. La forme affichée par Djokovic et Federer laisse augurer d'une confrontation royale vendredi, qui sera la 27e entre les deux champions, mais la première sur herbe. Le Serbe a toutefois montré quelques signes de nervosité en début de rencontre quand il a dû se réadapter à jouer un match en plein air, lui qui avait disputé ses trois précédentes rencontres sous le toit du central.

Le Serbe a cédé son service au cinquième jeu du premier set mais a su retrouver tout son tennis pour prendre de vitesse l'Allemand, 28 ans, et le breaker au 10e jeu. Le numéro un mondial accélérait dans la deuxième manche, remportée 6-1, et contrôlait la partie dans la troisième pour l'emporter en une heure et 44 minutes. «J'ai eu un peu de mal à m'adapter au soleil et aux conditions en plein air parce que j'ai joué mes trois dernières rencontres à l'intérieur. Ce qui fait que ça m'a pris un peu de temps pour entrer dans le rythme», a-t-il dit.

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Djokovic salive à l'avance à l'idée de retrouver l'un de ses grands rivaux. «C'est ici qu'il a remporté six titres. Il voudra assurément se prouver et prouver aux autres qu'il peut gagner le titre une fois de plus", a souligné le numéro un mondial. «Pour gagner, il faudra que nous sortions notre meilleur tennis", a-t-il conclu. Les deux autres quarts de finale ont été beaucoup plus indécis.

Andy Murray a mis 3h52 pour se débarrasser en quatre sets (6-7 7-6 6-4 7-6) de l'accrocheur David Ferrer, cinquième à l'ATP. L'Espagnol a eu sa chance, sous la forme d'une balle de deux sets zéro mais comme en janvier à Melbourne, il n'a su produire le coup de rein nécessaire et l'Ecossais, porté par le Centre Court, l'a achevé sous le toit brûlant. «C'était un énorme match des deux côtés. Si j'avais perdu le quatrième set, cela aurait été un sacré combat. Ce sera ma quatrième demi mais je ne sais pas si c'est ma meilleure chance. En 2009, j'avais une opportunité face à Andy Roddick mais il avait très bien joué. Je suis en bonne position, c'est sûr», a expliqué Andy Murray en conférence de presse.

Vendredi, il aura en face de lui Jo-Wilfried Tsonga, son adversaire le plus accessible. Le Français a fait jouer son expérience face à Philipp Kohlschreiber (n°27), qui a cédé en quatre manches (7-6 4-6 7-6 6-2). (Voir ) Si la victoire fut belle, Jo-Wilfried Tsonga a expliqué que celle de 2011, au même stade de la compétition, était beaucoup plus intense.
«Ce n'est pas du tout la même émotion que l'an dernier car je venais de battre Roger Federer après avoir remonté deux sets à zéro», a raconté le Manceau. Les deux joueurs s'affronteront pour la septième fois de leur carrière. L'Ecossais mène la série 5-1. Son seul échec avait eu lieu à l'Open d'Australie 2008 et, faut-il y voir un signe, Jo-Wilfried Tsonga était allé cette année-là jusqu'en finale.