Jo-Wilfried Tsonga, le 4 juillet 2012 à Wimbledon.
Jo-Wilfried Tsonga, le 4 juillet 2012 à Wimbledon. - REUTERS

A.P.

Forcément, cette qualification pour les demi-finales de Wimbledon ne rivalise pas avec celle de 2011. Ce n’était pas Roger Federer de l’autre côté du filet, mais juste Philipp Kohlschreiber. Jo-Wilfried Tsonga ne va pas faire la fine bouche pour autant. Contre un adversaire qui attendu son 33e tournoi du Grand Chelem pour monter dans le grand huit, le Français a fait le métier. Pas toujours génial («il a joué mieux que moi du fond du court», a reconnu le Manceau), mais solide au service et plus lucide que son adversaire sur les points importants, Tsonga dispose en quatre sets du 30e joueur mondial (7/6 4/6 7/6 6/2).

Fish le voit gagner Wimbledon

«Je vais avoir une seconde chance après l'an passé», savourait à chaud le Français, interrogé par la BBC. Sa première chance, Tsonga l’avait laissée passer contre un Novak Djokovic alors en lévitation sur le court. Andy Murray (tombeur en quatre sets de l’Espagnol David Ferrer) se dresse cette fois entre le Manceau et une deuxième finale en Grand Chelem, quatre ans après son épopée australienne.

Même avec tout un royaume et un Central contre lui, Jo-Wilfried Tsonga dispose des armes pour priver l’Ecossais de sa première finale à Wimbledon. «Je le vois bien aller au bout dans ce tournoi», s’avance même l’Américain Mardy Fish, victime du Français en huitième de finale. «Je vais tenter de proposer mon meilleur tennis, avance plus modestement le principal intéressé. Le public sera derrière Andy, mais je connais son fair-play et ça ne sera pas un problème pour moi.» Un public qui attend toujours un successeur à Fred Perry, dernier vainqueur britannique en 1936. Une attente énorme et pesante qui peut profiter à Tsonga.