Le cycliste Sylvain Chavanel répond aux questions des journaliste, le 28 juin 2012 à Liège.
Le cycliste Sylvain Chavanel répond aux questions des journaliste, le 28 juin 2012 à Liège. - B.Cristel / REUTERS

François Launay à Tournai

De notre envoyé spécial,

L’homme de Boulogne. L’étiquette lui colle à la peau mais Sylvain Chavanel aimerait s’en débarrasser. Histoire d'avancer masqué.  Champion de France l’an dernier sur la côte d’Opale, le coureur français est l’un des grands favoris de la 3e étape qui relie aujourd’hui Orchies à Boulogne-sur-Mer. Sur un final quasi similaire à celui sur lequel il a décroché son maillot tricolore en 2011, le rouleur d’Omega Pharma pourrait bien faire valoir ses qualités de puncheur.

«Une étape pour un coureur de classiques»

Et pourquoi pas enfiler le maillot jaune car Chavanel, 3e au général, n’a que sept secondes de retard sur le maillot jaune de Cancellara. Pourtant, le trentenaire n’a pas voulu s’étendre lundi soir sur ses chances. Après une séance de home trainer en guise de décrassage à Tournai, Chavanel a juste lâché un « on n’est pas rendu» pour parler de la première étape phare de ce tour de France.

Avec cinq côtes de catégorie 3 et 4 sur les trente derniers kilomètres et une montée finale avec des pourcentages allant jusqu’à 7%, la troisième étape  pourrait bien être le premier temps fort de cette première semaine.  «C’est un final très nerveux avec des belles côtes. C’est fait pour un coureur de classiques. Ca peut faire des différences. On verra pour prendre le maillot jaune car Cancellara est très bien aussi. Mais c’est sûr que c’est une étape intéressante», confirme Wilfried Peeters, directeur sportif de Chavanel chez Omega Pharma,  avec le sourire de celui a l'envie d'en découdre.  Peloton nerveux, course piégeuse, favoris attendus, pas de doute, le Tour commence ce mardi.