Le Slovaque Peter Sagan, lors de sa victoire sur la première étape du Tour de France, le 1er juillet 2012 à Seraing (Belgique).
Le Slovaque Peter Sagan, lors de sa victoire sur la première étape du Tour de France, le 1er juillet 2012 à Seraing (Belgique). - J.P.Pelissier/REUTERS

François Launay à Seraing (Belgique)

De notre envoyé spécial à Seraing (Belgique),

Torse bombé, mains sur les hanches puis sur les épaules. Pour sa première victoire dimanche sur le Tour à Seraing, Peter Sagan a tenu sa promesse. En faisant un geste prémédité depuis plusieurs semaines. «J’ai reçu des amis avant le départ du Tour de France et ils m’avaient demandé quel geste je ferais si je gagnais une étape. J’avais improvisé ce geste. Au moins, ça a fait rire», sourit le coureur de la Liquigas.

Surtout que cette signature n’est sans doute pas la dernière du Slovaque. Car à 22 ans, Sagan est promis à un avenir doré. Rouleur, sprinteur, puncheur, il fait partie de la catégorie des coureurs tout terrain. Sans doute les fruits de sa formation sur cyclo-cross, une discipline ultra populaire en Slovaquie, dans laquelle Sagan a décroché un titre de vice-champion du monde de juniors. Depuis quatre ans, son vélo a changé mais pas sa réussite. Avec déjà 14 victoires cette saison, le coureur impressionne  les plus grands. «Il a raté son prologue samedi et il a remis les choses au point dès dimanche. Et ça, il faut le faire. Franchement, je ne sais pas qui va le battre pour le maillot vert sur ce Tour», lâche admiratif le grand Eddy Merckx, qui pourtant en a vu d’autres.

Bourré de talent, Sagan a aussi ce culot propre aux grands. Aligné pour la première fois sur le Tour de France, il n’aura mis que deux jours pour décrocher sa première victoire en battant au sprint le maillot jaune de Cancellara. «On en avait discuté avec l’équipe et on savait que le seul qui pouvait attaquer dans la bosse, c’était Cancellara. J’ai été le seul qui a pu le suivre mais ça a été dur de rester dans sa roue», raconte le nouveau maillot blanc du meilleur jeune. Sauf qu’au final c’est Sagan qui gagne. Une rengaine à laquelle le monde du cyclisme va devoir vite s’habituer.