Le tennisman français Jo-Wilfried Tsonga, lors de son premier tour à Wimbledon contre Lleyton Hewitt, le 26 juin 2012 .
Le tennisman français Jo-Wilfried Tsonga, lors de son premier tour à Wimbledon contre Lleyton Hewitt, le 26 juin 2012 . - T.Melville/REUTERS

R.S.

Dans sa croisade contre la parité des gains en Grand Chelem, Gilles Simon a un nouveau soutien. Jo-Wilfried Tsonga s’est rangé derrière l’avis du représentant des joueurs à l’ATP, qui souhaite abolir la parité instituée il y a quelques années. Wimbledon contre Lleyton Hewitt, le 26 juin 2012 ">Selon Simon, le circuit masculin mérite plus de retombées financières dans la mesure où il drainerait plus de sponsors, attirerait plus de public et serait plus «attractif» que le circuit WTA.

«Gilles ne fait que dire la vérité sur le fond, analyse Tsonga, dont les propos sont relayés par L’Equipe. Il a le courage d’avoir pris position. Moi, j’aime les gens qui disent ce qu’ils pensent. Après, c’est clair que c’est tabou. Or, parfois, il faut parler des choses qui fâchent. Mais personne n’est capable de venir nous dire que ça ne se passe pas comme ça. Je ne sais pas s’il existe un sport qui fonctionne comme le nôtre. Cela n’a rien à voir avec une attaque contre les femmes mais franchement, sur l’histoire, on est plutôt gentlemen...»

Federer circonspect

Jeudi, Simon en a d’ailleurs remis une couche en conférence de presse, juste après sa défaite contre Malisse au deuxième tour. «En ce moment, le tennis féminin est moins attractif. Et je ne vois pas pourquoi on pratiquerait l’égalité des prix alors qu’aucun autre sport ne la pratique.» Selon lui, le combat des femmes pour l’égalité n’a pas lieu d’être dans le monde «du spectacle. Je ne dis pas que les filles ne travaillent pas autant que nous. Je dis juste qu’aujourd’hui, le public vient moins les voir que nous. Puisqu’elles rapportent moins d’argent, ça devrait se répercuter en bout de chaîne. Il y a des gens qui ne chantent que dans leur salle de bains et, pourtant, ils travaillent beaucoup. Si, demain, les gens étaient plus friands de tennis féminin, je trouverais normal qu’elles gagnent plus que les hommes.»

Ses sorties sur le sujet lui ont valu quelques inimitiés du côté du vestiaire féminin. Maria Sharapova, la numéro 1 mondiale, s’est moquée de Simon en affirmant qu’il y avait beaucoup plus de monde qui payait pour voir ses matchs que ceux du Français. Ce qu’il n’a pas nié. Chez les hommes, Roger Federer n’a pas non plus cautionné. Mais à l’inverse de Simon, le Suisse a une image et quelques gros contrats à conserver.