Euro 2012: L'Italie s'offre l'Allemagne grâce à un doublé de Balotelli

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Publié le 28 juin 2012.

FOOTBALL - La Nazionale s'impose 2-1 et affrontera l'Espagne en finale...

De notre envoyé spécial en Pologne,

D’après son partenaire à Manchester City, James Milner, il existerait deux Mario Balotelli, «un bon et un mauvais». Les Allemands n’ont pas de chance, ils sont tombés sur un troisième modèle, le Mario Balotelli extraordinaire. Auteur d’un doublé, «Super Mario» envoie son Italie défier l’Espagne dimanche en finale de ce championnat d’Europe. L’histoire ne se répète pas, elle bégaie. Après Mexico 70, Madrid 82 et Dortmund 2006, Varsovie 2012 confirme l’incapacité allemande à battre la Nazionale.

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Pour sortir l’épouvantail de cet Euro, Cesare Prandelli n’a pas renié ses principes. «Je ne veux pas passer mon match à souffrir», avait prévenu le sélectionneur. Son équipe a souffert. Elle a manqué de boire la tasse dans le premier quart d’heure, Gianlugi Buffon a dû ressortir du placard son costume de sauveur de la nation, mais sa victoire n’a rien d’un braquage à l’italienne. Plutôt d’un mélange de talent pur et de génial réalisme.

L’erreur de Lahm

Le talent, c’est celui d’un Antonio Cassano enrhumant Hummels et Boateng pour permettre à Balotelli d’ouvrir le score de la tête (20e) grâce à un centre millimétré. Un quart d’heure plus tard, ce même Balotelli part dans le dos d’un Philipp Lahm fâché avec la règle du hors-jeu et fige Manuel Neuer d’une frappe à l’entrée de la surface de réparation en pleine lucarne.

En deux éclairs, les certitudes allemandes volent en éclats. Sa jeunesse si souvent vantée se retourne contre la Mannschaft. Joachim Löw tente de créer un électrochoc à la pause avec les rentrées de Klose et Reus. Sans effet. L’Italie maîtrise trop son sujet. C’est même elle, par Claudio Marchisio à deux reprises et Antonio Di Natale, qui s’offre trois occasions de plomber encore la dette allemande. Dans les arrêts de jeu, Mesut Ozil réduit bien l’écart sur un pénalty consécutif à une main de Federico Balzaretti. Un frisson de deux minutes. Manuel Neuer peut toujours s’improviser avant-centre, c’est bien la Nazionale qui est chargée de mettre fin au règne espagnol.

Alexandre Pedro, à Varsovie
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