Le milieu de terrain espagnol Andres Iniesta, le 23 juin 2012, à Donetsk.
Le milieu de terrain espagnol Andres Iniesta, le 23 juin 2012, à Donetsk. - AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Bertrand Volpilhac

De notre envoyé spécial en Ukraine,

Depuis le début de l’Euro, c’est lui le patron de l’équipe d’Espagne. Buteur décisif en finale de la dernière Coupe de monde, Andrès Iniesta assure que «la Roja» est prête à conquérir de nouveaux titres et encore un peu plus marquer l’histoire, dès mercredi face au Portugal, en demi-finale. N’en déplaise à ceux qui critiquent leur style de jeu.

Vous sentez l’équipe capable d’aller chercher un nouveau succès qui serait historique?

C’est vrai que ce serait unique. Il ne reste que deux matchs. On doit travailler dur pour y arriver et rester concentrés, car ce sera compliqué face au Portugal. Mais on a la force pour gagner ce grand match. L’équipe est prête. 

Pensez-vous au titre de meilleur joueur de la compétition?

Franchement, je m’en fiche d’être le meilleur joueur. Nous avons juste à gagner ce match. L’individuel ne compte pas, c’est le collectif. La seule chose à laquelle je pense, c’est voir l’Espagne soulever à nouveau le trophée. Le reste n’est pas important. 

Pensez-vous que ceux qui trouvent le jeu de l’Espagne ennuyeux manquent de respect aux champions du monde et d’Europe en titre?

C’est ce qui fait la beauté du foot. Tout le monde n’aime pas la même chose, personne n’est d’accord sur quoi que ce soit. C’est la diversité d’opinion qui fait que le football est si spécial. Toutes les opinions sont recevables. Nous, on a ce style qui nous a amené au succès. Forcément, quand tu as une équipe qui attaque tout le temps face à une équipe qui défend, ce n’est pas aussi amusant qu’un match totalement ouvert. Mais c’est le style auquel nous nous identifions. Et il a changé l’histoire de l’Espagne pour toujours, c’est suffisant.