Euro: les Bleus quittent le tournoi avec une nouvelle affaire Nasri dans la valise

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Publié le 24 juin 2012.

DONETSK (Ukraine) - L'équipe de France a quitté dimanche Donetsk pour rejoindre l'Hexagone avec dans ses valises une nouvelle affaire Samir Nasri, joueur qui avait insulté la presse au premier match de l'Euro-2012 et a dérapé lors d'un incident avec un journaliste de l'AFP au dernier match.

La zone mixte de la Donbass Arena à Donetsk, après l'élimination des Bleus en quart de finale de l'Euro-2012 face à l'Espagne (2-0), fut le théâtre d'un échange vif entre un rédacteur et le joueur de Manchester City.

Ce dernier a fini par "déraper" selon le terme utilisé par le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët, qui avait fait de la bonne conduite en dehors du terrain un des objectifs des Bleus.

Sollicité pour une réaction sportive d'après-match, le "Citizen" a d'abord lancé une diatribe anti-presse: "Non, de toutes façons, vous cherchez toujours la merde, vous écrivez de la merde dans vos journaux".

Le journaliste lui demande alors de ne pas faire d'amalgame, lui rappelant un entretien à l'AFP diffusé le 28 février dont le joueur avait aimé le contenu. Mais Nasri ne change pas de ton ni de thème et, pour couper court à l'échange, le journaliste réplique: "et bien casse-toi alors si tu n'as rien à dire".

Quelques secondes plus tard, le joueur revient et apostrophe son interlocuteur: "tu me dis de me casser ? Viens on va régler ça là-bas".

A l'agencier qui lui répond "c'est ça", le milieu de terrain assène: "Va te faire enculer, va niquer ta mère, sale fils de pute. Tu veux qu'on s'explique, va te faire enculer. Voilà, comme ça vous pourrez écrire que je suis mal élevé", avant de quitter la zone mixte.

"Il y a surtout un problème Samir Nasri avec la presse. C'est regrettable mais le vrai problème est avec la presse", a commenté le sélectionneur Laurent Blanc dans "Téléfoot". "La réalité des propos est là. Ce sont des propos très violents. Il y a un manque de respect vis-à-vis d'un journaliste. Mais le journaliste n'a pas tellement de respect non plus à un moment", a ajouté Blanc.

"Pour son image, c'est très mauvais. Mais pour l'équipe aussi", a encore souligné l'ancien international.

Car Nasri avait déjà défrayé la chronique de cet Euro-2012 en adressant à la tribune de presse un "ferme ta gueule" clairement lisible sur ses lèvres et diffusé en "mondiovision" après son égalisation (1-1) contre l'Angleterre, lors du premier match des Bleus le 11 juin dans cette même enceinte. Le joueur avait reconnu ensuite viser le journal L'Equipe pour des articles trop critiques à son goût.

La scène de samedi soir en zone mixte, devant d'autres journalistes, y compris étrangers, fait désordre pour une équipe qui tente par tous les moyens d'effacer les stigmates de la grève d'entraînement des joueurs à Knysna et de redorer son image auprès du grand public après le fiasco moral et sportif du Mondial-2010.

Nasri "a un comportement extérieur difficile. Il est à fleur de peau. On va discuter et regarder son problème", a disséqué dimanche M. Le Graët, qui a évoqué "des cultures différentes, des intelligences différentes" au sein d'une équipe de France dont il a qualifié le comportement général de "courtois" et "disponible" avec la presse.

Le caractère "à fleur de peau" du joueur n'est pas une donnée nouvelle. Nasri fut au centre d'un conflit des générations à l'Euro-2008 et s'est notamment brouillé avec son ancien partenaire en club et sélection William Gallas.

© 2012 AFP
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