La championne cycliste française Jeannie Longo, lors du contre la montre des championnats de France le 21 juin 2012.
La championne cycliste française Jeannie Longo, lors du contre la montre des championnats de France le 21 juin 2012. - M.Spingler/AP/Sipa

A.D.

«C’est hostile, on veut se débarrasser de moi.» Au lendemain de sa cinquième place sur le contre-la-montre aux Championnats de France, Jeannie Longo n’a pas mâché ses mots. Ce vendredi midi, au micro de TF1, la doyenne du cyclisme féminin français a notamment reproché à la fédération de lui mettre «des bâtons dans les roues». Toujours en course pour se qualifier pour les Jeux olympiques et motivée comme jamais durant sa préparation, l’Annecienne avoue avoir «craqué psychologiquement». Mêlée à une affaire de dopage avec l’arrestation de son mari, elle avait su se remobiliser et se remotiver pour participer à ce rendez-vous national. L’occasion de remporter un 60e titre de championne de France et de valider son billet pour ses huitièmes JO.

« C’est une humiliation »

Perturbée pendant sa préparation, Jeannie Longo n’avait pu aller s’entraîner comme d’habitude, aux Etats-Unis, faute de passeport biologique délivré par la fédération. Elle s’était donc retrouvée dans le Haut-Jura, chez elle, pour parfaire sa condition physique et arriver dans «une forme olympique». C’est ce moment précis que la fédération a choisi pour venir la contrôler à trois reprises en six jours. «Une humiliation, une suspicion systématique», qui a touché la championne de 52 ans au point de la faire céder. Toujours engagée dans la course sur route qui débutera samedi, Longo ne veut pas renoncer. Même si elle n’a pu cacher sa tristesse et son désarroi, elle ne lâchera pas. «Je n’ai jamais terminé sur un échec, tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir. La meilleure réponse que je puisse donner c’est sur le vélo».