Zinédine Zidane, le 3 juin 2011, lors de la présentation d'un livre sur lui, à Madrid.
Zinédine Zidane, le 3 juin 2011, lors de la présentation d'un livre sur lui, à Madrid. - J.MEDINA/REUTERS

Peu enclin à s’épancher sur d’autres sujets que le football et le sport, Zinedine Zidane a forcé sa nature dans un entretien accordé au Monde Magazine. Alors qu’il devait s’exprimer sur «sa seconde vie», à 40 ans, celui qui était «plus heureux sur un terrain de foot», s’étonne encore que son avis puisse intéresser le public. «Certains aimeraient m'entendre, d'autres se demandent ce que pense Zidane. Je leur réponds, eh bien, ne vous inquiétez pas. Zidane, il va rester à sa place. Qui je suis, moi, pour donner des leçons? C'est déjà tellement compliqué la vie.»

S’il parle peu, c’est qu’il «craint juste la récupération». Mais l’ancien joueur du Real a bien un avis sur tout, puisqu’il lit les journaux et est «libre comme l’air». Le sujet du droit de vote aux étrangers par exemple? «On ne va pas faire dix minutes là-dessus mais pour vous répondre clairement: quelqu'un qui contribue, en payant ses impôts, à la vie active du pays a le droit de voter. C'est juste ce que je pense.»

«Demander de l'argent à ceux qui en ont. C'est logique»

Concernant la taxation des plus hauts revenus (1 million d’euros par an) à 75%, ZZ mouille aussi le maillot: «Je n'ai jamais eu de problèmes avec le fait de payer des impôts, de reverser 50 centimes pour 1 euro gagné. Je ne vis pas en France mais je ne vis pas dans un paradis fiscal. Je vis en Espagne, je paye mes impôts comme tout le monde. Aujourd'hui, avec ce qui se passe, on va demander de l'argent à ceux qui en ont. C'est logique», avance Zizou.

Par ailleurs, le conseiller de Florentino Perez indique qu’il poursuivra jusqu’au bout Christophe Alévêque, l’humoriste qui avait déclaré sur France 2, «Ce mec est une pute», «lisse» et «con comme une bite». «Se faire insulter gratuitement... Je ne vais pas lâcher. Je suis très têtu (…) On ne peut pas plaire à tout le monde. Ce qui me dérange, c'est qu'on puisse, sans vous connaître, être insultant. Même une fois, ça me touche. La malhonnêteté me dérange. Vouloir démontrer que Zidane est le contraire de ce qu'il est. Juste pour se faire plaisir, pour sa tribune personnelle. A un moment donné, c'est juste ça. C'est juste rien.»