Le défenseur français Laurent Koscielny, lors d'une conférence de presse de l'équipe de France (mercredi 20 juin 2012 à Donetsk)
Le défenseur français Laurent Koscielny, lors d'une conférence de presse de l'équipe de France (mercredi 20 juin 2012 à Donetsk) - AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Bertrand Volpilhac, à Donetsk

De notre envoyé spécial en Ukraine,

Quand il a pris son second carton jaune du tournoi, à la 68e minute du match face à la Suède, Philippe Mexès a sans doute enlevé un sacré mal de tête à Laurent Blanc. Complètement dépassé mardi soir, le défenseur central du Milan AC aurait pu légitimement céder sa place à Laurent Koscielny, impeccable face à la Serbie en préparation. Mais c’est finalement sur suspension qu’il offre une place de titulaire au côté d’Adil Rami au joueur d’Arsenal.

«Laurent sera titulaire, a ainsi expliqué le sélectionneur, qui n’a de toute façon amené que trois défenseurs centraux. Il en a les qualités, l’envie. Contre l’Espagne il y aura beaucoup de travail à faire, de trajectoires à couper». Il faut reconnaitre que pour l’ancien Tourangeau, cette titularisation est tout sauf un cadeau. Avec seulement 90 minutes de match dans les jambes depuis un mois, Koscielny va débuter son Euro face à l’une des meilleurs attaques du monde.

«Tout pour que ça devienne un match inoubliable»

Il en sourit: «C’est un bon match à jouer pour moi, il y  a tout pour que ça devienne un match inoubliable.» Surtout qu’avec Arsenal, il a déjà affronté plusieurs fois Barcelone. Comme un avant-goût du match de samedi, le meilleur pote d’Olivier Giroud chez les Bleus prévoit déjà le scenario: «On connait le style espagnol, ils vont beaucoup dézoner, décrit-il. Dans l’axe, il peut y avoir personne et d’un coup il arrive trois ou quatre joueurs. C e n’est pas un joueur qui va nous mettre en difficulté, mais le collectif.»

Le discours est rôdé, le garçon est prêt. Laurent Koscielny n’est plus tout à fait le gamin de Tours puis Lorient, mais bien l’ambitieux défenseur d’Arsenal qui «ne dort jamais mal avant un match». Le genre à croire l’exploit possible face à la meilleure équipe du monde: «Ils ont des qualités, on a les nôtres. Il faut être très compact, resserré et avoir base défensive très solide... Ensuite, on a des joueurs devant qui sont capable de faire la différence.»