Le milieu de terrain tchèque Jaroslav Plasil, le 15 juin 2012, à Wroclaw.
Le milieu de terrain tchèque Jaroslav Plasil, le 15 juin 2012, à Wroclaw. - DANIEL MIHAILESCU / AFP

A Bordeaux, Romain Baheux

Ne cherchez pas à comparer. Huit ans après sa dernière sortie des poules d'une grande compétition, la République tchèque joue son billet pour le dernier carré contre le Portugal (20h45). Lors de l'Euro lusitanien en 2004, la bande à Nedved, Poborsky et Koller avait tout écrasé sur son passage avant d'être cruellement arrêtée par les futurs champions d'Europe grecs en demi-finales. Parmi les rescapés, le capitaine des Girondins Jaroslav Plasil est nostalgique à l'évocation de cette époque. «C'était vraiment notre génération dorée, on en parle encore beaucoup au pays. Les jeunes de la sélection ne les ont pas connus.» La transition a été difficile. Sortis en poule au Mondial 2006 et à l'Euro 2008, absents à la coupe du monde 2010, les Tchèques reviennent au premier plan.

Après une lourde défaite contre la Russie (1-4), ils ont su se remobiliser contre la Grèce (2-1) et la Pologne (1-0) pour terminer en tête de leur groupe. Cette année, les hommes en forme de l'équipe bohémienne s'appellent Jiracek, buteur contre les Polonais, Gebre Selassie ou Pilar. Moins clinquant qu'en 2004 mais suffisant pour se hisser dans le Top 8 continental. «On a des jeunes joueurs, qui ne sont peut-être pas connus mais qui ont beaucoup de talent. C'est bien de pouvoir compter sur eux», appuie Jaroslav Plasil. Reste à égaler les glorieux aînés.

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