Alou Diarra, lors de la défaite 0-2 de l'équipe de France contre la Suède, le 19 juin 2012.
Alou Diarra, lors de la défaite 0-2 de l'équipe de France contre la Suède, le 19 juin 2012. - D.VOJINOVIC/AP/SIPA

Bertrand Volpilhac

De notre envoyé spécial à Kiev (Ukraine)

Dans la chaleur du Stade Olympique de Kiev, les Bleus ont perdu un match, pas mal de certitudes, et surtout leur impressionnante série d’invincibilité, mardi soir. 23 matchs sans défaite, dont l’Angleterre, l’Allemagne, le Brésil, et puis… pschitt contre la Suède.

«Pour moi c’est anecdotique, relativise Samir Nasri. On ne pouvait pas rester invaincus pour l’éternité. Tant mieux que ce se passe dans un match comme ça.»

«Accepter la défaite même s'il faut la haïr»

Car une défaite sans grosses conséquences dans un match officiel, il en existe peu. Qualifiés quand même, les Bleus auront cette pression en moins sur leurs épaules. «Il fallait bien qu’elle prenne fin, enchaîne Laurent Blanc. On aurait pu faire mieux, peut-être pas gagner mais ne pas le perdre. L’objectif était de se qualifier pour les quarts, il faut savoir accepter la défaite même s’il faut la haïr.»

Karim Benzema conclut, tout en sagesse: «Si on perd ce match et qu'on gagne l'Euro, moi , ça me va.»