Alou Diarra et Gaël Clichy, lors de la défaite 2-0 de l'équipe de France face à la Suède, le 19 juin 2012.
Alou Diarra et Gaël Clichy, lors de la défaite 2-0 de l'équipe de France face à la Suède, le 19 juin 2012. - C.PLATIAU/REUTERS

Bertrand Volpilhac

De notre envoyé spécial à Kiev (Ukraine)

L’inverse serait étonnant, presque inquiétant. Après leur prestation désastreuse face à la Suède (0-2), certain Bleus ont exprimé leur colère dans le vestiaire, même si tous ne l’ont pas évoquée en zone mixte, après la rencontre.

 

«Il y avait un peu de colère», raconte Olivier Giroud. Beaucoup? «Ouais, ouais… Maintenant, il faut essayer de se dire les choses plus à froid. En étant un peu plus réfléchi parce que tu dis souvent des bêtises quand tu dis les choses à chaud.»

 

«Tension palpable»

Mais aucun autre joueur n’évoquera quelconque coup de sang. La plupart ont même éludé la question, laissant poindre une certaine gêne: «On était très déçus, malgré la qualification, explique Karim Benzema. Rien à dire… On a fait notre douche et on rentre chez nous.» Pas mieux pour Mathieu Debuchy: «De l’énervement? Non, on était juste très déçus du résultat. On s’est dit qu’on n’avait pas été bons tout simplement.» Samir Nasri, lui, explique bien que le coach leur a dit qu'ils avaient «fait preuve d'insuffisance». «A chaud il est difficile de parler, mais il nous a dit que l'objectif était atteint», poursuit le Citizen.

 

Finalement, le seul à évoquer ces tensions d’après-match c’est Laurent Blanc lui-même. En conférence de presse, le sélectionneur des Bleus a concédé que ses hommes avaient fait preuve d’une certaine «frustration». «C’est compréhensible quand on perd alors qu’on est habitués à gagner, soulève le Président. Il va falloir retourner au calme, à Donetsk. La tension est palpable quand on perd. Il y avait de la tension chez les joueurs et le staff, cela fait partie d’un vestiaire.» Si ça peut nous éviter de revoir ce genre de matches…