Sandrine Soubeyrand, Sonia Bompastor et les Bleues sont en Alsace pour se préparer physiquement pour les JO.
Sandrine Soubeyrand, Sonia Bompastor et les Bleues sont en Alsace pour se préparer physiquement pour les JO. - B. CHIBANE / SIPA

Floréal Hernandez

Soleil et sourire pour l'arrivée des Bleues dans le Haut-Rhin. Lundi, l'ambiance était détendue pour le début du stage de préparation physique de l'équipe de France en vue des JO. Hébergée à l'hôtel des Violettes (4 étoiles), à Jungholtz, la délégation apprécie le cadre bucolique. « La verdure, ça change de la région parisienne », souligne la milieu de Juvisy Gaëtane Thiney. Championne d'Europe avec Lyon, Sonia Bompastor se réjouit, elle, de la piscine et du spa de l'établissement car « on va fournir beaucoup d'efforts ». En effet, Bruno Bini, le sélectionneur, a concocté pour ses joueuses un programme à deux entraînements par jour de mardi à jeudi. Vendredi, elles n'ont qu'une séance mais disputeront un match entre elles à Raedersheim, à 16 h 30.

« La préparation physique est une période qu'on n'apprécie pas forcément, reconnaît Thiney. Mais on doit passer par là pour être performante. Le goût de la victoire n'est bon que quand c'est difficile. » Les Bleues s'accrochent aussi aux encouragements de leurs supporters. Hier, ils étaient une cinquantaine à assister à leur première séance sur la pelouse de Raedersheim.
Et les Françaises savent aussi pourquoi elles se préparent : pour décrocher une médaille aux Jeux. « L'or si possible », espère Bompastor. « Quand on termine quatrième de la Coupe du monde [2011], on ne peut aller aux Jeux que pour participer. Seul Guy Roux aurait dit qu'il y allait pour le maintien, lance Bini. On y va pour une médaille. On sait qu'on a une équipe pour gagner la médaille d'or. Mais on connaît le foot et on sait qu'on peut ne pas passer les poules. »
Car celle des Bleues n'est pas des plus faciles avec les Etats-Unis, la Corée du Nord et la Colombie. Des matchs que Bompastor, Thiney et cie joueront à Glasgow et Newcastle. Bien loin du village olympique à leurs grands regrets. Alors outre la médaille, les Françaises se sont fixées « l'objectif d'atteindre la finale pour être basées au village olympique à Londres et de partager un peu plus ces moments entre sportifs », dévoile Bompastor. En fin d'entraînement, quelques gouttes de pluie se sont invitées à Raedersheim. Un premier goût de l'été anglais pour les Bleues.