Les Pays-Bas, qui n'ont plus leur destin en mains, sont proches d'une retentissante élimination de l'Euro-2012 dimanche dans le groupe B, tandis que l'Allemagne a déjà un pied en quarts de finale et que Portugal et Danemark luttent à distance pour l'y accompagner.
Les Pays-Bas, qui n'ont plus leur destin en mains, sont proches d'une retentissante élimination de l'Euro-2012 dimanche dans le groupe B, tandis que l'Allemagne a déjà un pied en quarts de finale et que Portugal et Danemark luttent à distance pour l'y accompagner. - Patrik Stollarz afp.com

© 2012 AFP

Les Pays-Bas, qui n'ont plus leur destin en mains, sont proches d'une retentissante élimination de l'Euro-2012 dimanche dans le groupe B, tandis que l'Allemagne a déjà un pied en quarts de finale et que Portugal et Danemark luttent à distance pour l'y accompagner.

Les vice-champions du monde, déjà défaits deux fois (par le Danemark 1-0 et l'Allemagne 2-1), doivent battre le Portugal avec deux buts d'écart, à Kharkiv, tout en comptant parallèlement sur un revers danois face aux Allemands à Lviv (les deux matches à 20h45 françaises).

Bref: pas impossible, mais pas gagné non plus! Jamais une équipe battue lors des deux premiers matches ne s'est qualifiée pour les quarts de finale d'un Euro. Une élimination dès le premier tour serait une première pour les Oranje dans la formule actuelle de l'Euro.

Elle pourrait avoir de lourdes conséquences au sein d'une délégation tiraillée par les ego et les rancoeurs. Le capitaine Van Bommel a même vertement réagi aux critiques de la presse néerlandaise: "Avant j'étais un héros, maintenant je ne suis plus que le gendre de Van Marwijk"...

Son beau-père de sélectionneur pourrait apporter quelques retouches à son onze. "J'ai retiré beaucoup d'enseignements de notre défaite contre l'Allemagne", a assuré le technicien. Premiers visés, Ibrahim Afellay et Arjen Robben dont le rendement "a été insuffisant". Cela pourrait profiter à Kuyt ou Huntelaar.

L'Allemagne, elle, a dû contenir l'euphorie qui la guettait après deux victoires. Un nul lui suffit pour s'arroger la première place finale, mais elle peut aussi quitter la compétition en cas de défaite combinée à une victoire portugaise et une différence de buts qui lui serait défavorable.

Un scénario improbable vu la qualité affichée par la Nationalmannschaft, le réalisme de son avant-centre Gomez, auteur des trois buts, et le réveil de Schweinsteiger dans l'entre-jeu.

Les malheurs oranje font le bonheur des outsiders du groupe, le Portugal et le Danemark. Les deux équipes ne manqueront pas de se tenir informées du résultat de l'autre match, disputé à l'autre extrémité de l'Ukraine.

La Selecçao a retrouvé des couleurs mercredi (3-2 contre le Danemark) mais pas encore le vrai Cristiano Ronaldo, apparu énervé et inefficace.

Le capitaine subit-il trop de pression ? Toute la délégation lui apporte son soutien, mais aussi un surcroît de responsabilité, sur le mode: s'il n'a pas encore marqué, il le fera lors du troisième match. "Il aura une grande responsabilité pour nous parce qu'on a un match décisif" dimanche, a ainsi glissé le sélectionneur Paulo Bento mercredi soir.

Une sortie de route dès le premier tour au profit du Danemark serait forcément très mal vécue dans tout le Portugal, et par Ronaldo au premier chef, qui pourrait alors voir s'envoler ses espoirs de reconquête du Ballon d'Or.

La Selecçao affronte des Pays-Bas contre lesquels elle reste invaincue depuis 1991 (cinq victoires, trois nuls).

Vingt ans après son sacre surprise en finale de l'Euro-1992 face à... l'Allemagne (2-0), les Danois rêvent de bousculer la hiérarchie de ce groupe B. Une victoire les qualifierait; un nul lui suffirait en cas de revers portugais; mais une défaite les éliminerait.

Le Danemark, privé de l'expérimenté ailier Rommedahl (forfait), comptera sur son avant-centre Bendtner, auteur d'un doublé mercredi. Et sur la clémence de l'UEFA qui doit examiner lundi le cas de cet attaquant qui a dévoilé le nom d'une entreprise de paris sur le haut de son caleçon en célébrant ses buts.