Euro: la Grèce, increvable, se qualifie en éliminant la Russie

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Publié le 16 juin 2012.

VARSOVIE - La Grèce, pays plongé dans une crise économique terrible, a déjoué tous les pronostics et s'est qualifié en quarts de finale de l'Euro-2012, en éliminant le grand favori du groupe A, la Russie, battu 1 à 0 samedi à Varsovie.

Il suffisait d'un nul et les Russes, qui avaient pratiqué un très beau jeu jusqu'à samedi, étaient en quarts de finale ! La Grèce, qui avait remporté l'Euro-2004 à la surprise générale, fait donc toujours trembler l'Europe du football.

Les Grecs, 2e du groupe A, affronteront en quarts de finale le vainqueur du groupe B (Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Danemark).

Mais qu'importe le pedigree du futur adversaire, car comme l'avait lancé, bravache, le sélectionneur portugais de la Grèce Fernando Santos à la veille du match contre la Russie: "Notre équipe doit respecter son adversaire mais n'avoir peur de personne".

Le coach des Grecs avait même conclu devant des journalistes incrédules: "Nous serons ceux qui fêteront la qualification à la fin du match".

C'est toujours la même chose avec les Grecs, c'est quand ils paraissent, épuisés, perclus de crampes, qu'ils parviennent à exploiter la moindre erreur.

Et cette fois c'est le défenseur russe Ignashevich qui a remis de la tête le ballon dans la course du capitaine grec Karagounis. Ce dernier a trompé Malafeev d'une frappe croisée sèche au pire moment, dans les arrêts de jeu de la première période (1-0, 45+2).

Le banc grec a explosé de joie rentrant sur le terrain pour enlacer les titulaires comme si la fin du match avait été sifflée alors qu'ils restait encore une mi-temps. Quelle image !

En début de match, le scénario des Grecs ne se déroulait pourtant pas comme prévu. Santos avait visiblement décidé de ne pas jouer l'attentisme et le contre, comme d'habitude, mais de partir à l'abordage tout de suite.

Las, passées les six premières minutes, les Grecs semblaient avoir tout donné et subissaient alors le jeu en mouvement des Russes, qui ne forçaient pas leur talent, le score de parité les envoyant alors en quarts.

Les occasions tranchantes étaient cependant rares du côté russe. Et étonnamment, Arshavin, d'habitude plus agile, perdait beaucoup de ballons.

En dépit du "coup de gueule" qu'a dû pousser dans les vestiaires à la pause Dick Advocaat, leur intransigeant entraîneur néerlandais, les Russes ne parvinrent pas ensuite à renverser la situation.

Karagounis était même à deux doigts d'obtenir un penalty vers l'heure de jeu, qui lui était refusé en dépit d'une faute. Hurlant comme dans une tragédie grecque au penalty refusé, il était averti: il manquera les quarts de finale. Mais les Grecs fêtèrent comme annoncé par leur coach la qualification ! Dans les rues en Grèce, la crise est entre parenthèse.

Les Russes sont éliminés sur le terrain. Mais leurs fans étaient attendus au dehors. Depuis l'agression de stadiers le 8 juin par des hooligans russes, la sélection nationale est menacée d'un retrait de six points dans les qualifications de l'Euro-2016 en cas de nouveau dérapage dans une enceinte sportive. Ce fut calme dans le stade. Juste une grosse amertume.

Mais dans les rues de Varsovie, les Russes sont aussi suivis à la loupe depuis les échauffourées en marge de Pologne-Russie le 12 juin (une vingtaine de blessés et quelques 200 arrestations, majoritairement des Polonais).

© 2012 AFP
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