Polish national team players take part in a training session at Polonia stadium in Warsaw on June 14, 2012 during the Euro 2012 football championships. AFP PHOTO / JANEK SKARZYNSKI
Polish national team players take part in a training session at Polonia stadium in Warsaw on June 14, 2012 during the Euro 2012 football championships. AFP PHOTO / JANEK SKARZYNSKI - Janek Skarzynski afp.com

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Après deux matches nuls dans le groupe A, la Pologne doit absolument battre la République tchèque, samedi à Wroclaw (20h45 françaises), pour atteindre les quarts de finale de l'Euro-2012, comme en rêve tout un pays.Nous y voilà ! Ce match, la Pologne l'attend depuis six ans et sa désignation comme co-organisateur du tournoi, avec l'Ukraine. La pression monte autour de l'équipe de Franciszek Smuda, qui a fait preuve de courage et de volonté avec un effectif moins brillant que celui des favoris.

La République Tchèque, dont le meneur de jeu Tomas Rosicky, touché au tendon d'Achille droit, est incertain, a tout du méchant de la fable. Mais son sélectionneur Michal Bilek a prévenu ses hôtes si prévenants: "Merci pour votre accueil formidable mais désolé, nous venons pour vous éliminer".

Obligé de gagner, Smuda devrait aligner une équipe plus offensive que contre la redoutable Russie (1-1). Le milieu offensif du Terek Grozny, Maciej Rybus, devrait reprendre sa place au détriment du demi défensif auxerrois Dariusz Dudka.

La Pologne retrouverait le onze qui avait si bien commencé contre la Grèce, avant de laisser échapper la victoire en supériorité numérique (1-1). Il reste une incertitude sur le poste de gardien. Le titulaire, Wojciech Szczesny, est de retour de suspension, mais Przemyslaw Tyton a fait un tabac pendant un match et demi à sa place.

Le défenseur Damien Perquis, qui a une profonde entaille à un tibia, et le milieu Eugen Polanski, touché à un genou, ne sont pas à 100%.

Les Polonais comptent surtout sur le duo du Borussia Dortmund, auteur des deux buts de l'équipe dans le tournoi, Robert Lewandowski (contre la Grèce) et le capitaine Jakub Blaszczykowski (contre la Russie).

Le N.10 d'origine française Ludovic Obraniak est aussi remonté comme un coucou pour ce match. "On a notre destin entre les pieds".

Les Tchèques aussi ont besoin d'une victoire, mais un nul pourrait leur suffire si la Grèce ne bat pas la Russie dans l'autre match.

Les hommes de Bilek se sont rassurés après la leçon reçue des Russes (4-1). Vainqueurs des Grecs (2-1), ils se sont trouvés une perle, l'ailier Vaclav Pilar, déjà auteur de deux buts.

Basés à Wroclaw, non loin de la frontière tchèque, les Rouges pourront compter sur leurs supporteurs, mais leur apport sera sans commune mesure avec celui des Polonais.

Bilek devrait reconduire la même équipe, en maintenant Milan Baros en pointe, sifflé par les fans mais défendu par son coach.

Le gros point d'interrogation concerne Rosicky, indispensable à la manoeuvre. Sa sortie à la pause contre les Grecs a désorganisé le jeu tchèque. Partant à 50% au soir du match contre la Grèce, le joueur d'Arsenal a vu le pourcentage remonter à 75%, selon le médecin de l'équipe. Le dernier entraînement vendredi sera décisif.

Le gardien Petr Cech, auteur d'une grosse erreur contre les champions d'Europe 2004, devrait lui être remis de sa blessure à une épaule. "Samedi, je serai sûrement prêt à 100%", a-t-il dit. Pas d'hésitation sur le dernier rempart tchèque, qui devra résister à la furia des Aigles Blancs.