Le groupe A de l'Euro-2012 mérite bien son surnom de "groupe de la vie", puisqu'il fait durer le suspense jusqu'à la 3e et dernière journée samedi, où les quatre engagés Russie, République Tchèque, Pologne et Grèce ont encore leurs chances
Le groupe A de l'Euro-2012 mérite bien son surnom de "groupe de la vie", puisqu'il fait durer le suspense jusqu'à la 3e et dernière journée samedi, où les quatre engagés Russie, République Tchèque, Pologne et Grèce ont encore leurs chances - Natalia Kolesnikova afp.com

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Le groupe A de l'Euro-2012 mérite bien son surnom de "groupe de la vie", puisqu'il fait durer le suspense jusqu'à la 3e et dernière journée samedi, où les quatre engagés Russie, République tchèque, Pologne et Grèce ont encore leurs chances.

Tous les regards sont braqués sur la Russie, pour de bonnes et mauvaises raisons. Les bonnes, c'est que la bande à Arshavin pratique un des plus beaux football du tournoi et est en tête du groupe avec 4 points (3 pour la République Tchèque, 2 pour la Pologne, 1 pour la Grèce).

Les mauvaises raisons ont pour nom "hooligans". Après leurs exactions du 8 juin (agression de stadiers à Wroclaw), l'UEFA a brandi la menace: si de tels dérapages se reproduisent pendant cet Euro, la Russie sera frappée de six points de retrait pour les qualifications de l'Euro-2016. Le sursis imposé aux Russes s'étend jusqu'aux barrages de ces qualifications, soit jusqu'à l'automne 2015.

Pour que le sursis saute, il faudrait que des évènements aussi graves que ceux de Wroclaw se reproduisent dans une enceinte sportive. En dehors des stades, les incidents ne relèvent pas de la justice sportive mais de la justice pénale.

Le dernier match de poule des Russes a lieu contre la Grèce dans le superbe Stade National de Varsovie (20h45 françaises, 18h45 GMT). Lors du dernier match des Russes mardi à Varsovie, sur fond de contentieux historiques avec la Pologne, des heurts dans les rues avaient fait une vingtaine de blessés et avaient débouché sur quelques 200 interpellations (essentiellement des Polonais).

Guerre des goals

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi le Premier ministre polonais Donald Tusk pour souligner que son pays était responsable de la sécurité des supporteurs étrangers. Et Tusk d'adresser un message de fermeté aux hooligans: "Nous allons leur donner à tous, une leçon, quels qu'ils soient".

Pour en revenir au terrain, il s'agira d'une opposition de style entre l'attaque chatoyante des Arshavin et Dzagoev et la défense hérisson, à l'affût du contre, des hommes de Karagounis.

Le buteur du CSKA Moscou, Dzagoev, meilleur buteur du tournoi (3 buts, à égalité avec l'Allemand Gomez et le Croate Mandzukic), aura sans doute en tête la possibilité d'égaliser, voire de dépasser, le record de la précédente édition de l'Espagnol Villa (4 buts), forfait pour l'Euro ukraino-polonais. A noter que le record absolu (9 buts en 1984) est toujours détenu par Michel Platini, aujourd'hui président de l'UEFA.

Dans l'autre match de la poule, et à la même heure mais à Wroclaw, le pays co-organisateur retient son souffle contre la République Tchèque. La Pologne, au 62e rang du classement Fifa, doit absolument gagner pour contredire les pronostics qui la condamnent.

La guerre des goals est le débat qui agite les Polonais. Szczesny, titulaire exclu au match d'ouverture, a purgé sa suspension et est en concurrence avec son remplaçant Tyton, qui avait arrêté un penalty dès son entrée en jeu. "Nous prendrons une décision 24 heures avant le match", a éludé leur sélectionneur Franciszek Smuda.

En face chez les Tchèques, le gardien Cech, rétabli de douleurs à l'épaule, doit lui se montrer plus concentré après une grosse boulette, heureusement sans conséquence, face à la Grèce (2-1).

Samedi (18h45 GMT):

Grèce - Russie

République Tchèque - Pologne

Déjà joués:

Pologne - Grèce 1 - 1

Russie - République tchèque 4 - 1

Grèce - République tchèque 1 - 2

Pologne - Russie 1 - 1