Thierry Roland et Jean-Michel Larqué, lors d'un match de Ligue des champions Marseille - Belgrade, en 2003
Thierry Roland et Jean-Michel Larqué, lors d'un match de Ligue des champions Marseille - Belgrade, en 2003 - SUREAU JEAN-MARC/TF1/SIPA

La rédaction

Thierry Roland, la voix du football, s’est éteint dans la nuit de vendredi à samedi. C’est son ami Jacques Vendroux qui l’a annoncé sur l’antenne de France Info. Quelques minutes après, son compère de toujours, Jean-Michel Larqué, avec qui il devait reformer à l’occasion de cet Euro le légendaire duo de commentateurs, a lui aussi pris la parole sur RMC: «Je m’étais préparé à cette nouvelle, lâche-t-il. Mais on espérait qu’un jour ou l’autre ça aille mieux. Comme le disait Thierry : « On pensait qu’il allait se refaire la cerise ». Et non… il est parti cette nuit sans que je puisse lui procurer sa dernière joie. Il voulait recommenter au moins un match avec moi. Il n’a pas eu ce plaisir, je m’en veux un peu … »

 

Vers 9h30, Laurent Blanc est quant à lui arrivé en conférence de presse pour débriefer la rencontre face à l’Ukraine. Avec le staff des Bleus, le sélectionneur a tenu à faire respecter une minute de silence à la salle, avant de lancer en préambule un petit mot. «De la part de l’équipe de France: nous présentons nos condoléances à la famille de Thierry Roland. Il était un amoureux du sport, une encyclopédie, il connaissait tout. Il avait toujours quelques anecdotes croustillantes. C'est quelqu'un que tout le monde appréciait. Adieu.» Son joueur Yann M'Vila a poursuivi: «C'était un très grand monsieur. Moi qui suis très jeune, la première fois que je l’ai vraiment entendu c’était la Coupe du monde 1998. C’est une très grande perte.»

«Avec lui, s’éteint une véritable légende du football français»

«Quelques minutes plus tard, le troisième invité à la conférence de presse de Gaël, a poursuivi sur le même ton: «Il réprésente 15 ans de ma vie de footballeur, les soirées Ligues des champions ou équipe de France passées avec mes parents sur le canapé. On ne peut pas trop l'expliquer… Il y a des personnes qui touchent leur milieu. Je crois qu’il a commenté 13 coupes du monde, 9 championnats d’Europe. J’ai beaucoup de respect pour lui.»

La Ministre des sports, Varélie Fourneyron, a aussi rendu honneur à la mémoir du journaliste. «C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès brutal de Thierry Roland à 74 ans. Avec lui, s’éteint une véritable légende du football français et un monument de la télévision. Au cours de son exceptionnelle carrière,  C’est sa voix qui résonne dans la tête de tous les amoureux du ballon rond lorsque nous nous remémorons les temps forts du football français au cours des dernières décennies. Qui a oublié son explosion de joie, son émotion, ses larmes le 12 juillet 1998, lorsqu’il a avoué en direct « pouvoir mourir tranquille » après la victoire de la France en Coupe du Monde ? De ce parcours exceptionnel, nous garderons l’image d’un homme populaire, qui exerçait son métier avec passion, avec compétence, avec sincérité et avec dévouement.»