Le match de l'Euro Ukraine - France a été interrompu à cause de la pluie, le 15 juin 2012.
Le match de l'Euro Ukraine - France a été interrompu à cause de la pluie, le 15 juin 2012. - REUTERS/Michael Buholzer

Bertrand Volpilhac, en Ukraine

De notre envoyé spécial à Donetsk,

Ce France-Ukraine avait tout du match piège. Un adversaire euphorique après sa victoire au premier match, un public surexcité, et des conditions météo complètement surréalistes. La météo avait prévu l’orage pour la fin d’après-midi sur Donetsk, il est arrivé en plein hymne français. Avec fracas, il a coupé la Marseillaise et surtout le match, l’arbitre néerlandais M. Kuipers décidant de renvoyer tout le monde aux vestiaires  après seulement quatre minutes.

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Une heure de déluge plus tard, tout le monde est revenu sur la pelouse. Et la crainte de voir une équipe de France toute chamboulée n’a pas trouvé d’écho. «Ca nous a fait du bien je pense, estime même Karim Benzema. En tout cas, ça nous a pas perturbé.. Personnellement, j’en rigolais un peu. On s’est pas pris la tête, on est restés concentrés.» Double passeur ce soir, l’attaquant du Real raconte l’heure passée par les Bleus dans le vestiaire: «Il y avait une salle derrière le vestiaire avec terrain synthétique où on a continué à s’échauffer, on a parlé un peu.»

«Ca a fluidifié le jeu»

Pendant quelques minutes, les Bleus ont aussi eu la crainte que le match soit annulé. «Il y a eu une période de doute, il y avait de la pluie et de l’orage et c’était dangereux, les officiels nous ont dit d’attendre 20 heures, raconte le sélectionneur Laurent Blanc. Quand le match a été arrêté, notre crainte était qu’on ne puisse pas jouer car on l’avait bien préparé.»

Et puis finalement, tout s’est bien passé. «Le terrain a bien absorbé l’eau, ils ont un bon système de drainage ici», note Mathieu Debuchy la main verte. Mieux même, la pelouse n’en a été que plus rapide, ce qui a «fluidifié le jeu» selon Samir Nasri. Une aubaine: «Ils ont voulu nous mettre des batons dans les roues à ne pas vouloir arroser le terrain avant le match, conclut Yohan Cabaye. Tant pis pour eux.»