L'herbe polonaise trop sèche au goût des joueurs

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Publié le 14 juin 2012.

football Del Bosque ménage le suspense sur la présence ou non d'un avant-centre contre l'Irlande Sur quelle pointe dansera l'Espagne ?

L'avant-centre est-il une espèce menacée de disparation en équipe d'Espagne ? Lundi, Vicente Del Bosque n'excluait pas de débuter de nouveau sans numéro 9 contre l'Irlande, ce jeudi à 20 h 45. Alors que le but égalisateur contre l'Italie est venu d'un Cesc Fabregas positionné comme faux avant-centre, le système de jeu (5-5-0) du sélectionneur de la Roja fait débat. « Je respecte sa décision, mais j'aurais joué avec un attaquant axial », écrit ainsi dans sa chronique pour Marca Luis Aragones, le sélectionneur champion d'Europe en 2008.
« Les échanges entre Xavi, Iniesta et Fabregas sont bons, mais ne servent à rien sans un vrai 9 », renchérit de son côté José Mourinho, consultant pour Al-Jazira. Fidèle à son impassibilité légendaire, Del Bosque laisse passer les critiques. « Je crois que nous avons les bons joueurs pour appliquer cette tactique avec Silva, Fabregas et Iniesta. Tous les trois sont des attaquants », arguait-il lundi.
Mercredi, pourtant, lors du dernier entraînement, Alvaro Negredo occupait la pointe de l'attaque dans l'équipe des titulaires probables. L'attaquant du FC Séville a même régalé le public de Gniewino d'un superbe retourné acrobatique.
En l'absence de David Villa, blessé et privé d'Euro, Negredo pourrait donc bousculer la hiérarchie des 9 aux dépens des deux Fernando, Torres et Llorente. Le premier est toujours en pleine crise de confiance (en témoignent ses deux ratés contre l'Italie), et le second, plus physique, n'est qu'un plan B pour Del Bosque. « Vous imaginez un match de basket sur un parquet poncé ? », s'agace Xavi. Comme ses partenaires, le milieu de la Roja n'a pas trouvé le gazon de l'Arena de Gdansk à son goût, dimanche contre l'Italie (1-1). Trop haut et trop sec, il aurait entravé le jeu léché des champions du monde et d'Europe. « Les passes arrivaient plus tard ou n'arrivaient pas du tout », déplore un Fabregas habitué au billard du Camp Nou. Les Espagnols ont certes raté 100 passes sur 700 tentées dimanche, mais l'herbe polonaise ne serait-elle pas l'excuse pour justifier un début de compétition poussif ? « Les gens peuvent le penser, mais ce n'est pas le cas », se fâcherait presque le gentil Iniesta. Ses coéquipiers avaient demandé dimanche que la pelouse soit arrosée, mais les Italiens ont refusé. Les Irlandais, comme les cieux, seront-ils plus cléments ?A. P.

La Roja prend le melon

Un sacré coup de frais, et un joli coup de pub aussi. Un producteur espagnol fan de la Seleccion a débarqué en Pologne, où il fait bien chaud, avec un camion rempli de salades et de melons d'eau. La moitié est prévue pour les joueurs, l'autre pour les administratifs.

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