Andy Schleck, le 8 juin 2012, au Critérium du Dauphiné Libéré.
Andy Schleck, le 8 juin 2012, au Critérium du Dauphiné Libéré. - PASCAL PAVANI / AFP

A.M.

Et s’il n’en reste qu’un, ce sera donc… Fränk. Victime d’une lourde chute lors du contre-la-montre du Critérium du Dauphiné la semaine passée, Andy, le cadet de la fratrie Schleck, a officialisé mercredi son forfait pour le Tour de France. «Le monde s'est écroulé pour moi quand j'ai appris la nouvelle. C'est un moment difficile car quand je pense à toutes les images du Tour, le Galibier, les Champs-Elysées, le public… Tout cela va me manquer. J'aurais préféré être battu sur la route que de devoir déclarer forfait», explique le leader de la formation RadioSchack, qui s’est fait confirmer mardi lors d’une IRM une fracture du sacrum.

Après la suspension d’Alberto Contador, le Luxembourgeois de 27 ans faisait partie des favoris de la Grande boucle. Moins par ses performances depuis le début de la saison, assez moyennes, que par son palmarès sur le Tour. Deuxième derrière l’Espagnol en 2009 et 2010 puis derrière Cadel Evans 2011, Andy Schleck avait récupéré la victoire d’il y a deux ans sur tapis vert après le déclassement de Contador. «Rien ne vaut une victoire sur les Champs-Elysées», expliquait-il souvent pour justifier son peu d’intérêt pour un succès administratif.

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Alors que Johan Bruyneel confiera les clés du camion à l’aîné, Fränk, sur les routes de France en juillet, l’affrontement entre  Andy Schleck et Alberto Contador aura quand même lieu cette année. «Je veux redevenir fort et me battre avec lui sur la Vuelta», a déjà promis le Luxembourgeois lors d’une conférence de presse organisée mercredi après-midi dans son pays natal. Fin août, début septembre, il essaiera enfin de faire taire les blagues. La plus humiliante? «Andy Schleck n'arrive à suivre Alberto Contador que sur Twitter».