Euro: les Pays-Bas, le couteau allemand sous la gorge

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Publié le 13 juin 2012.

KHARKIV (Ukraine) - L'Allemagne pourrait valider son ticket pour les quarts de finale de l'Euro-2012, mercredi à Kharkiv (18h45 GMT), devant une équipe des Pays-Bas évoluant avec le couteau sous la gorge et pratiquement condamnée de l'emporter après sa défaite surprise en ouverture du groupe B.

Battus par le Danemark 1-0, les Néerlandais seraient quasiment éliminés en cas de nouvelle défaite. Et cette cruelle vérité n'a pas échappé au sélectionneur, vice-champion du monde.

"Nous devons battre l'Allemagne. C'est plus facile à dire qu'à faire, mais c'est notre mission. Nous n'avons pas d'autre choix", explique Bert van Marwijk, cible de nombreuses critiques au plat pays.

Avec pêle-mêle, la non titularisation samedi dernier de Klaas-Jan Huntelaar (meilleur buteur de Bundesliga), la confiance aveugle dans son gendre Mark van Bommel, son obsession à aligner systématiquement deux milieux défensifs etc.

Van Marwijk sait qu'il devra trouver la bonne formule pour percer le mur allemand tout en évitant d'être surpris en contre, comme face au Danemark. Fameuse et difficile équation.

Les Allemands pourraient se régaler si, comme face aux Danois, les Oranje oublient de jouer en bloc en laissant trop d'espaces entre les lignes.

"Pas deux fois la même erreur"

Le sélectionneur allemand Joachim Löw se dit certain que les Pays-Bas ne répèteront pas deux fois la même erreur: "Ils jouent leur place dans le tournoi, et se laisser bousculer, comme ils l'ont été à certains moments contre le Danemark, cela n'arrivera plus".

Mais l'avantage psychologique est clairement dans le camp allemand, vainqueur du choc au sommet face au Portugal 1 à 0. Dans le même temps, les Néerlandais doutent. Les attaquants "ne jouent pas libérés" de l'aveu même de Wesley Sneijder tandis que la défense (qui récupèrera Joris Mathijsen) avait montré d'inquiétants signes de fragilité samedi dernier.

Et puis, il y a le terrible souvenir du dernier match entre les deux pays, en novembre à Hambourg. L'Allemagne, sans Schweinsteiger, avait administré une leçon (3-0) aux Pays-Bas, évoluant alors sans Robben et Van Persie.

Il faudrait être "fou" pour croire que la rencontre se reproduira à l'identique, avertit toutefois le manageur allemand Oliver Bierhoff: "C'était un bon étalonnage pour nous à l'époque et un super match de notre part. Mais nous aurons une autre équipe des Pays-Bas en face. Les Néerlandais seront plus forts!".

Il devrait donc y avoir du spectacle mercredi soir sur la pelouse du FC Metalist. Même si la chaleur étouffante qui règne sur Kharkiv pourrait user rapidement les organismes. Mais tous les ingrédients sont réunis pour donner lieu à un grand spectacle. L'enjeu, bien sûr, mais aussi la rivalité historique entre les deux pays.

Avec un enjeu supplémentaire et particulier pour sept Néerlandais évoluant ou ayant joué en Bundesliga. Ainsi, l'ailier Arjen Robben, voué aux gémonies à Munich après avoir manqué un penalty en finale de la Ligue des champions, perdue pas le Bayern face à Chelsea, doit s'attendre à un accueil singulier de la part des fans allemands.

De quoi, peut-être, décupler la motivation d'un joueur qui semble poursuivi pas la guigne dans les grands rendez-vous.

© 2012 AFP
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