Euro 2012: L'équipe de France a dominé... mais pas assez pour gagner

7 contributions
Publié le 12 juin 2012.

FOOTBALL - En ouverture de l'Euro, une bonne équipe de France a concédé le nul face à l'Angleterre (1-1)...

De notre envoyé spécial à Donetsk,

Cela peut paraitre paradoxal, mais il y a quelque chose de rassurant dans le match nul concédé par l’équipe de France contre l’Angleterre en ouverture de l’Euro (1-1). Dominateurs physiquement et techniquement, les Bleus ont prouvé que leur série d’invincibilité maintenant menée à 22 matchs n’était pas uniquement due à la faiblesse de l’adversaire. Oui, c’est sûr, ce nul leur coûte deux points dans la course aux quarts de finale. Mais il n’est pas forcément si mauvais mathématiquement face à l’adversaire le plus fort du groupe et peut offrir aux hommes de Blanc une bonne dose de confiance.

>> Le match France-Angleterre est à revivre ici

Face au jeu ultra technique des Bleus, l’équation proposée par les Anglais était bien celle attendue: un bloc très bas, des ballons très longs, des attaquants très rapides. La réponse de Blanc était celle annoncée hier: «Jouer son propre jeu et ne pas les attendre.» Ce fut fait, et plutôt pas mal, par des Bleus assez inspirés offensivement. Sauf que le problème dans ce genre de match où le ballon ne quitte à peu près jamais vos pieds, c’est d’éviter de souffrir sur les contres et les coups de pieds arrêtés. Et là, en revanche…

Nasri fait taire les médias

D’abord par Milner (16e), terriblement maladroit devant le but grand ouvert, puis sur l’ouverture du score de Lescott (30e) sur un coup-franc de Gerrard —et un marquage douteux d’Alou Diarra— la défense française a confirmé les inquiétudes nées des matchs de préparation. Samir Nasri, en revanche, les a fait taire. Le doigt sur la bouche après son égalisation d’une belle frappe du droit (41e), l’ancien Marseillais s’est tourné vers la tribune de presse en lâchant un regard noir et des propos moyennement amicaux.

On ne s’en plaindra pas, tant ce but a permis aux Bleus de ne pas avoir à courir derrière le score tout le match. Avec un peu plus de réalisme —deux bonnes frappes de Benzema, une de Cabaye— et un coaching un peu plus précoce, les Bleus auraient même pu concrétiser leur domination et l’emporter. Ils se contenteront d’un match nul dont ils savent qu’ils ont été le vainqueur moral. A retenir. Et à confirmer surtout, dès vendredi face à l’Ukraine (18 heures). Cette fois-ci, dominer ne pourra plus suffire.

Bertrand Volpilhac, en Ukraine
publicité
publicité

Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr