Le premier possède le plus beau palmarès du rugby français avec Toulouse, le second a conduit Toulon au Stade de France après seulement huis mois de présence au club: Guy Novès et Bernard Laporte offrent un alléchant duel d'entraîneurs samedi lors de la finale du Top 14.
Le premier possède le plus beau palmarès du rugby français avec Toulouse, le second a conduit Toulon au Stade de France après seulement huis mois de présence au club: Guy Novès et Bernard Laporte offrent un alléchant duel d'entraîneurs samedi lors de la finale du Top 14. - Remy Gabalda afp.com

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Le premier possède le plus beau palmarès du rugby français avec Toulouse, le second a conduit Toulon au Stade de France après seulement huit mois de présence au club: Guy Novès et Bernard Laporte offrent un alléchant duel d'entraîneurs samedi lors de la finale du Top 14.

. Guy Novès. Le palmarès d'entraîneur du manager général du Stade Toulousain n'a pratiquement aucun équivalent dans le sport collectif européen, si ce n'est celui de l'entraîneur du club de football de Manchester United, Alex Ferguson. A 58 ans, Novès est un véritable collectionneur: 19 demi-finales consécutives en championnat de France, 9 titres de champion, 4 fois vainqueur de la Coupe d'Europe. Son attachement viscéral au Stade Toulousain, avec lequel l'ancien ailier a également remporté deux fois le Bouclier de Brennus comme joueur (1985, 1986), l'a même conduit à refuser le poste d'entraîneur du XV de France proposé en août 2011 par la Fédération française de rugby. Si Novès renvoie une image d'homme froid et cassant face aux médias, il est pour autant largement salué par ses troupes pour sa grande compréhension des hommes et des caractères. Cette faculté l'a par exemple conduit à pousser certains de ses anciens joueurs à embrasser à ses côtés une carrière d'entraîneur, à commencer par Yannick Bru --qui rejoindra définitivement le XV de France dimanche-- et Jean-Baptiste Elissalde. Le talonneur William Servat, qui dispute samedi le dernier match de sa carrière, est le dernier de la liste: il succédera à Yannick Bru la saison prochaine aux côtés de son mentor.

. Bernard Laporte. Avec son bagage d'ancien secrétaire d'Etat aux Sports, sa sulfureuse réputation d'homme d'affaires et ses deux tentatives avortées de retour en club à Bayonne et au Stade Français, l'ancien entraîneur du XV de France (2001-2007) n'avait pas la faveur des supporteurs toulonnais quand le président du RCT Mourad Boudjellal l'a recruté en octobre pour succéder à Philippe Saint-André, parti entraîner l'équipe nationale. Mais Laporte n'a pas tardé à rallier à lui les sceptiques en hissant Toulon à la troisième place du classement (8e en 2011). Sous sa direction, après avoir intégralement revu le système défensif, le RCT est devenu la 2e meilleure défense du championnat. L'ambiance des vestiaires manquait manifestement au natif de Rodez (47 ans), promu au gouvernement par Nicolas Sarkozy après l'échec du Mondial-2007 en France (4e place). "Je voulais entraîner, retrouver les vestiaires. Gueuler après Bakkies Botha, gueuler après Jonny Wilkinson, c'est du pur bonheur!", souriait Laporte après la victoire en demi-finale (15-12) dimanche face à Clermont. Les très policés Wilkinson et autres Matt Giteau ont certainement dû écarquiller les yeux et réclamer une indispensable traduction à l'ouïe de ses premières harangues. Mais les résultats sont là: samedi, au Stade de France, Laporte retrouve la finale du championnat de France pour la première fois depuis 1998. Cette année-là, le Stade Français soulevait le premier Bouclier de Brennus de l'ère moderne, quelques mois à peine après son retour au sein de l'élite.