Pierre Pujol totalise 172 sélections.
Pierre Pujol totalise 172 sélections. - M. CIAMBELLI / SIPA

Propos rECUEILLIs PAR mARC nOUAUX

L'équipe de France de volley tente ce week-end, en Bulgarie, de décrocher son ticket pour les JO. Son capitaine, Pierre Pujol, qui évolue aujourd'hui dans le club de Fart Kielce en Pologne, a vécu jusqu'à ses 16 ans à Bordeaux. Il évoque son histoire avec la ville et les ambitions de la sélection.

Quel est votre rapport avec la ville de Bordeaux aujourd'hui ?
Je suis né à Bordeaux et j'y ai commencé à jouer au volley [aux JSA]. J'y suis resté très attaché et j'ai ma famille qui y vit. J'y retourne dès que j'ai un peu de temps. Je suis aussi régulièrement les résultats des Girondins et de l'UBB.
Bordeaux n'a pas de grand club

de volley. Avez-vous l'intention, à l'image d'un Boris Diaw au Basket, de vous investir dans un club ?
Oui, mais je n'ai pas les mêmes revenus que Boris Diaw... [rires] Mais c'est vrai que l'on est une génération de joueurs où pas mal sont passés par Bordeaux et on en parle beaucoup. Donc oui, ça m'intéresserait, mais pas maintenant et je ne sais pas non plus avec quel club.

Le tournoi pré-olympique est la dernière chance pour l'équipe de France de participer aux JO...
Ce sera très dur. Les Bulgares, à domicile, seront clairement favoris. Ils ont l'un des meilleurs joueurs du monde et un groupe à maturité. Il ne faut pas non plus sous-estimer l'Egypte qui a une bonne génération. Le Pakistan, je ne les connais pas. Si on joue notre meilleur volley pendant trois jours, sans baisse de régime, on passera.
Où se situe le potentiel

de cette équipe de France ?
On gagne un match sur deux contre les grosses équipes mais contre les petites, on manque de régularité. On manque de confiance, de maturité. C'est le propre des équipes qui se renouvellent. Il y a une nouvelle génération de joueurs de 20-25 ans et il nous faut une compétition-clé pour faire naître une équipe. Si on se qualifie pour les JO, on devra au moins viser les quarts.