Pasqualetti peut être confiant.
Pasqualetti peut être confiant. - E. POL / SIPA

ROMAIN CANUTI

Chaque année, Istres, c'est le Petit Poucet, l'équipe que les pronostiqueurs mettent dans la charrette de ceux qui iront humer l'air du National sous peu. Chaque année, Istres signe quasiment pour le même maintien : en difficulté à l'automne, l'équipe provençale enchaîne les victoires à l'hiver avant de baisser le pied au printemps. La saison prochaine, à l'instar de Brest ou Reims, les violets pourraient créer la surprise et être sur le podium.

Tout repose sur l'entraîneur
Car Istres adopte la stratégie des clubs aux moyens limités qui veulent quand même voir à quoi ressemble l'élite : on prend un bon technicien et on lui donne les moyens d'aller au bout de ses idées. Comme Hantz ou Furlan à Bastia et à Troyes, le FC Istres Ouest-Provence pourrait se résumer à José Pasqualetti. Le Corse est arrivé il y a plus de deux ans pour prendre la succession d'Henri Stambouli. Il a bouleversé les habitudes, donné une identité de jeu à l'équipe, permis de combler le trou laissé par les joueurs vendus en faisant jouer les jeunes en fin de saison. Ainsi, le départ surprise de Garry Coulibaly, ajouté à l'envol programmé de Florian Lejeune, n'a pas déséquilibré l'équipe. Cette saison, ça pourrait être encore mieux. L'ossature est toujours la même, et si Palmieri a quitté le groupe, il a vite été remplacé par Alain Cantareil, ancien de l'OM que Pasqualetti a connu à Ajaccio. Mieux, Nassim Akrour, le meilleur buteur de l'histoire du club a décidé de rempiler, malgré ses 38 ans.
De quoi donc espérer que ce groupe soudé par la force des choses se mette à faire une bonne série et imite la bande de Xavier Gravelaine en 2004. Pas un mince exploit car une fois de plus, il faudra faire sans le soutien du public, dans un stade rempli qu'à 10 %. « Et là, le moindre supporter pas content, tu l'entends » sourit Ryad Nouri, qui ne s'interdit pas pour autant de rêver.

un lien avec l'OM ?

José Anigo ne le cache pas, il apprécie la philosophie de jeu de l'entraîneur istréen. A choisir, il aimerait bien que les jeunes de l'OM restent en Provence pour s'aguerrir. Un juste retour des choses pour un club à l'ombre de l'ogre marseillais.