Luc Abalo face au BSV en Ligue des champions de handball à Herning, Danemark, le 2 octobre 2011.
Luc Abalo face au BSV en Ligue des champions de handball à Herning, Danemark, le 2 octobre 2011. - LARS MOELLER / SCANPIX DENMARK / AFP

Anthony Davière

Luc Abalo est un artiste très exposé. Sur les terrains de handball bien sûr, mais aussi -on le sait moins- en dehors. Annoncé avec insistance du côté du Paris Handball, l’international était de passage dans la capitale, mardi, à l'occasion de son exposition de toiles «Oeuvres de Luc». Un moment d'évasion et de plaisir pour le natif d'Ivry-sur-Seine, actuellement dans l'attente d'un éventuel départ de l'Atletico Madrid. «Je suis heureux de venir exposer mes peintures dans une des plus grandes capitales de l'art, c'est quelque chose d'important. J'essaie de m'évader, et de penser le moins possible à mon avenir.»

Ce n'est plus un secret, le double champion du monde français souhaite revenir au pays. Le Paris Handball, racheté officiellement par Qatar Sport Investissement (les mêmes propriétaires que ceux du Paris-Saint-Germain) lundi dernier, dispose de moyens financiers démesurés. Et le club francilien a d'ores et déjà jeté son dévolu sur l'ancien joueur de Ciudad Real. «J'aime les défis et revenir à Paris serait un énorme challenge.»

Une offre formulée par Paris

A 27 ans, Luc Abalo aborde un tournant dans sa carrière de handballeur. Au sommet avec l'équipe de France ou l'Atletico Madrid, il a décidé de privilégier sa vie privée. «Je suis allé voir mes dirigeants il y a deux mois. J'étais mal, ma famille me manque. C'est le moment pour revenir.» Son désir de rejoindre la capitale a, semble-t-il, été entendu par les nouveaux dirigeants du Paris Handball.

Seul couac, pour le moment, le prix de la clause de départ, fixé à 1,7 millions d'euros par le club espagnol. «Une offre a été formulée lundi, mais je ne connais pas le montant. On est en pourparlers. Ce qui est sûr, c'est que j'aime les défis. Et revenir à Paris serait un énorme challenge.» Un appel du pied qui devrait conforter, encore un peu plus, des Qataris déjà très ambitieux.