Le Toulonnais Jonny Wilkinson.
Le Toulonnais Jonny Wilkinson. - F. LANCELOT/ SIPA

à toulouse, nicolas stival

Vingt ans après son dernier titre de champion de France, Toulon visera un quatrième Bouclier de Brennus, samedi contre Toulouse au Stade de France. Si le RCT y parvient, Jonny Wilkinson (33 ans) n'y sera pas pour rien. Hors du coup en barrage face au Racing-Métro (17-13), l'ouvreur anglais a spectaculairement redressé la barre ce dimanche à Toulouse contre Clermont, en demi-finale du Top 14

(15-12). Le champion du monde 2003, auteur de tous les points varois (cinq pénalités sur cinq tentées) a remporté son duel avec le buteur auvergnat Morgan Parra (quatre sur six).

Fernandez-Lobbe a prié
« On ne peut pas avoir de doutes sur Jonny, assène le manager Bernard Laporte. D'accord, il n'a plus la fraîcheur d'il y a dix ans. Il est comme tout le monde, il fait des mauvais matchs. Mais quand on connaît son sérieux et son altruisme... » Outre sa précision face aux poteaux, « Wilko » a bien dirigé une formation solide en défense, mais dominée en seconde période par des Clermontois au jeu peut-être trop ambitieux sous la pluie. Il a alors converti en six points les rares temps forts toulonnais. En face, Parra se montrait trop court sur l'ultime pénalité, synonyme d'égalisation. « J'ai demandé à Dieu et à tout le monde qu'il ne marque pas », raconte Juan-Martin Fernandez-Lobbe. Le numéro 8 argentin a été exaucé. Il n'a pas vécu de nouvelles prolongations néfastes contre Clermont en demi-finale du Top 14, comme en 2010 à Saint-Etienne (35-29 a.p.).

En Rouge et Noir

Comme en 1985 et 1989, Toulon affrontera Toulouse, samedi en finale du championnat. L'autre club Rouge et Noir avait dominé deux fois le RCT. « Ce sera difficile, concède le président Mourad Boudjellal. Toulouse en rugby, ça veut dire perfection. »