Le Français Paul-Henri Mathieu lors de son élimination contre l'Espagnol Marcel Granollers, le 2 juin 2012, à Roland-Garros.
Le Français Paul-Henri Mathieu lors de son élimination contre l'Espagnol Marcel Granollers, le 2 juin 2012, à Roland-Garros. - REUTERS/NIR ELIAS

R.S.

Une heure après son nouveau rallye en cinq sets contre Marcel Granollers, Paul-Henri Mathieu peine à lâcher ses premier mots sans souffler. Entre chaque phrases, le revenant des courts, battu au troisième tour, appuie chacune de ses respirations. Epuisé, mais heureux après une semaine irréelle où il a trouvé les ressources pour disputer un total de quinze sets.

«J’aurais signé pour ça avant le tournoi, lâche Paulo. Même si on en veut toujours plus, il ne faut pas exagérer. Je ne sentais plus mes jambes, je n’avais plus d’énergie.» Malgré cela, le jeune papa dresse un bilan largement positif à l’issue de son tournoi: «Je suis fier, je me suis battu pour revenir. Il y a une semaine, je ne savais pas si je pouvais tenir un match.» Il en a finalement enchaîné trois et forcé l’admiration de tous les suiveurs du tournoi.

A 30 ans, l’Alsacien a au moins appris une chose de son Roland-Garros: «Je sais que je suis capable de me fixer de nouveaux objectifs et que je peux refaire de longs matchs en Grands Chelem.» Il ne faudra pas s’étonner s’il remet ça dans un mois à Wimbledon.