La joueuse de tennis Mathilde Johansson, le 1er juin 2012 à Roland-Garros.
La joueuse de tennis Mathilde Johansson, le 1er juin 2012 à Roland-Garros. - A.Gelebart/20minutes

Propos recueillis par Romain Scotto

«Beaucoup de joueurs ne veulent pas montrer ce qu’il y a dans leur sac. C’est très personnel. Personne ne le touche à part moi. Je n’ai qu’un seul sac offert par mon sponsor. Je n’ai pas vraiment le choix, mais il me plaît parce qu’il est très féminin. Je l’ai reçu en mars. Je ne le quitte jamais, il est toujours avec moi en cabine dans l’avion. Il m’est déjà arrivé de perdre mes bagages et j’avais toujours mes raquettes avec moi.

Il n’y a que deux poches parce que si j’en ai plus, je mets beaucoup trop de choses et comme je suis un peu bordélique, c’est compliqué. Là, j’ai cinq raquettes dans le sac. En général, je ne les use pas trop. J’en utilise une par match. Je ne casse jamais. Ni les cordages ni les cadres. La dernière que j’ai dû casser, c’était il y a deux, trois ans. Il y a un roulement en fait entre mes raquettes. J’ai un ordre. Quand j’ai joué avec l’une, je la range vers l’extérieur. Et ainsi de suite. A chaque match, un nouveau cordage. La tension est à 24. Je n’ai pas de balles par contre. Jamais.

L'indispensable crème solaire

Puis j’ai mes petits livres. En ce moment, je lis Elisabeth Gilbert, "Mes alliances" et "Poètes et paysans" de Jean-Louis Fournier. Sur un tournoi, en général, je lis un seul livre. Ça dépend de mon humeur. Mais en tournée, j’en prends cinq, six. J’ai aussi une petite trousse avec ma crème solaire indispensable, indice 30, et toutes mes crèmes pour les lèvres, après la douche, etc. En match, je n’en mets pas quand même.

J’ai une autre trousse avec mes élastiques, mes barrettes et mes bandeaux. Je change régulièrement de couleur. Si ça marche avec une couleur, je continue avec. Sinon, je change. A Roland, j’ai joué le simple en rouge et le double en rose pâle. Je suis coquette mais l’aspect pratique compte beaucoup plus en match. Je ne supporte pas d’avoir les cheveux dans les yeux.

Des anti-vibrateurs pour les JO...

J’ai aussi mon rouleau de cordages au cas où j’ai besoin de faire corder une raquette pendant le match. Puis ma petite trousse avec mes sur-grips et le cache pour dessiner mon logo sur les raquettes. C’est moi qui le dessine. Il y a aussi la trousse d’anti vibrateurs. J’en ai beaucoup, des bleu-blanc-rouge notamment. Je les garde pour les JO, mais comme je pense que je ne vais pas y aller, je peux les garder longtemps…

Puis un sac de linge propre. Je prends toujours deux tenues en tournois. Je ne change pas pendant les matchs. J’ai une paire de tongs ou de running pour le vestiaire. Deux élastiques pour m’échauffer, un peu comme Rafael Nadal. Et ma trousse de barres énergétiques. J’en mange quand j’attends mes matchs. Ca me sert de collation. En match je ne prends que des bananes.

Sexion d’Assaut, Kanye West, Rihanna

Et puis j’ai une dernière poche avec mes portables, mes papiers d’identité, mon portefeuille. J’ai le portable sur le court. Je ne l’éteins pas mais il est en silencieux. Dans mon Ipod j’écoute Sexion d’Assaut, Kanye West, Rihanna, vraiment de tout quoi. Sinon, un grigri, ce bandeau avec les couleurs de la Suède. Je l’ai acheté dans une quincaillerie suédoise. Ça fait partie de moi car je suis née là-bas. J’avais aussi le bracelet de Mathieu Moncourt (décédé en 2009). Je l’ai perdu… J’avais un chat chinois mais comme il s’est cassé, je le garde dans ma trousse à barrettes.»