Lille est obligé de gagner à Massy.
Lille est obligé de gagner à Massy. - m.libert / 20 minutes

françois launay

Battu à la dernière seconde samedi par Massy (20-21) en demi-finale aller de Fédérale 1, le LMR n'a plus de calculs à faire. Il faudra s'imposer quoi qu'il arrive dimanche à Massy pour monter en Pro D2. Voici les raisons d'y croire ou de désespérer.

Pourquoi la mission paraît impossible ? Parce que Massy est invaincu à domicile depuis le début de saison. Le club francilien, déjà demi-finaliste la saison dernière, paraît intouchable sur ses terres avec en plus le gain du match aller. Surtout, cette équipe semble mieux taillée que le LMR pour la montée. « Ils sont complets dans toutes les lignes et en plus ils ont l'expérience que l'on n'a pas à ce stade de la compétition », lâche Philippe Caloni, l'arrière lillois. « C'est une équipe faite de vedettes. Dès qu'il y a une opportunité, ils en profitent tout de suite», explique Jean-Claude Branquart, le président lillois. « Ce sera très difficile. Massy est une très belle équipe, très complète, programmée pour la Pro D2 », poursuit Pierre Chadebech, un entraîneur lillois, déçu par le manque de maîtrise des ses joueurs dans les moments clés. « On leur donne le match aller. On a notamment manqué de maîtrise sur la dernière action alors qu'on menait au score ». Des erreurs déjà aperçues en quart de finale aller contre Tyrosse. Pour réaliser l'exploit, le LMR devra en finir avec ses sautes de concentration.

Pourquoi le LMR peut le faire ? Parce que les Lillois sont habitués aux exploits cette saison. En quart de finale, le LMR est allé gagner à Tyrosse, là où personne ne s'était plus imposé depuis trois ans. « ça peut basculer dans un sens comme dans l'autre. On peut le faire. Rien n'est joué », rappelle Caloni. Un espoir qui s'explique par le faible écart entre les deux équipes. Un point à rattraper, la mission semble dans les cordes lilloises. « On est dans un système de match aller-retour. Plus que la victoire, c'est l'écart qui est important. Avec un point de retard, on est dans un espace qui n'est même pas une pénalité. Voilà pourquoi je suis optimiste », se rassure Jean-Claude Branquart, le président lillois. Même son de cloche chez Pierre Chadebech. « Je ne suis pas abattu du tout. Il nous reste un deuxième match », insiste l'entraîneur. 80 dernières minutes pendant lesquelles le LMR va tout simplement jouer son histoire à quitte ou double.