Leonardo, directeur sportif du PSG en grande conversation avec le président du club, le Qatari Nasser  Al-Khelaifi en janvier 2012 à Doha.
Leonardo, directeur sportif du PSG en grande conversation avec le président du club, le Qatari Nasser Al-Khelaifi en janvier 2012 à Doha. - FRANCK FIFE / AFP

A.P.

Le Paris Handball va-t-il  à son tour passer dans une nouvelle dimension? Evoqué depuis fin avril, le rachat du club par Qatar Sport Investment (QSI) doit être officialisé ce jeudi, assure l’Equipe. Joint par 20 Minutes, la direction actuelle se refuse encore à tout commentaire. Mais le maintien assuré mercredi (à la dernière minutes de la dernière journée du championnat),  le dernier obstacle paraît levé. Nasser al-Khelaïfi, déjà patron du Paris Saint-Germain et de BeIn Sport, doit devenir dans les prochaines heures ou prochains jours le nouveau président du club.

Et comme avec le Paris Saint-Germain, QSI voit grand. Les arrivées confirmées des internationaux Islandais Asgeir Hallgrimsson et Robert Gunnarsson, sans oublier celle du Serbe Mladen Bojinovic en provenance de Montpellier, donnent un avant goût des moyens mis à disposition. Le budget annoncé de sept millions d’euros rivalise déjà avec celui de Montpellier.

Gardent en guise d’Ancelotti?

De quoi affoler le marché des transferts à l’image du cousin du football.  Si Al-Khelaïfi aime beaucoup Nikola Karabatic, mais le premier coup du Paris Hand version qatari pourrait bien être la venue de Luc Abalo, débauché de l’Atletico Madrid contre un transfert d’un million d’euros.  Une somme extravagante pour les canons du handball.  Pour entraîner ce beau petit monde, le nom de Philippe Gardent circule déjà. Hasard? L’ancien Barjot n’a toujours pas prolongé son contrat avec Chambéry.

Mais que cherche QSI avec un tel investissement? La proximité des championnats du Monde, organisée en 2015 par l’Emirat, n’est sans doute pas étrangère à cet intérêt pour le sport préféré des professeurs d’EPS. Personne n’ignore également que BeIN Sport lorgne sur les droits du championnat de France.  A l’image de Canal + avec le PSG au début des années 90, Nasser Al-Khelaïfi a peut-être décidé de créer un rival sportif et médiatique à un Montpellier, champion sans concurrence… Peut-être plus pour longtemps.