Louis Nicollin, le président du club de Montpellier, le 7 mai 2012 pendant le match contre Rennes.
Louis Nicollin, le président du club de Montpellier, le 7 mai 2012 pendant le match contre Rennes. - Stephane Mahe / Reuters

J L.-M.

Loulou Nicollin, le président du club de Montpellier, sait jouer avec les medias. Lundi soir, juste après la victoire de Montpellier (2-0) contre Rennes, qui a conforté le club à la première place de la ligue 1, il s’est montré désabusé. Louis Nicollin avait choisi la carte de la fatigue et du désenchantement. On l’a en effet connu plus mordant et incisif. Seuls certains joueurs du PSG, l’adversaire à la tête de la Ligue 1, l’ont font frémir et ont éveillé en lui une lueur d’intérêt. Et en particulier Jeremy Menez, qu’il accueillerait bien chez lui: «Ce Menez, qu’est-ce qu’il est fort. Qu’est ce qu’il est bon. Je serais prêt à lui donner un bon salaire s’il venait.»

Au passage, il en a profité pour tacler Nenê et Pastore qu’il trouve insipides à côté des cannes de Menez. «Qu'est-ce qu'il est bon, ce ne sont pas les deux autres qui sont bons, c’est lui. Lui, il en a 3 dans chaque jambe de ces types.»

Toujours dans la veine flegmatique, Louis Nicollin était loin de crier victoire après ce match. «Tant mieux [si on a  gagné], mais y’ a rien de fait encore. Tu perds les deux prochains matchs et tu l’as dans le cul.» A bout, le volubile montpelliérain chantait à qui voulait l’entendre que la saison était difficile. «Oui, je suis fatigué, oui, c’est stressant même.  Et quand je vous dis que je suis stressé et que je suis mal, croyez  que c’est vrai. J’en peux plus.»  Même fatigué, Nicollin sait faire passer ses idées.