L'attaquant parisien jérémy Ménez, le 22 avril 2012, contre Sochaux, au Parc des Princes.
L'attaquant parisien jérémy Ménez, le 22 avril 2012, contre Sochaux, au Parc des Princes. - JOHANNA LEGUERRE / AFP

Antoine Maes

«Quand on joue comme ça, personne ne nous fait peur.» On ne sait pas vraiment si Jérémy Ménez parle d’état d’esprit ou de mise en place tactique. Sûrement un peu des deux. Toujours est-il que le PSG, sans aligner un seul attaquant de pointe de métier contre Sochaux, a tout de même réussi à marquer six fois. Et ce n’était pas la première fois, puisque Carlo Ancelotti avait déjà (bien) fait le coup contre Toulouse (3-1) en janvier et l’OM (2-1).

Ancelotti: «Ce n'est pas grave si c'est un attaquant comme Gameiro ou un autre qui fait ce travail» 

La voilà peut-être la solution tactique miracle pour les Parisiens: sacrifier Guillaume Hoarau ou Kevin Gameiro sur l’autel du mouvement et du talent individuel. Même si Carlo Ancelotti se défend de vouloir à tout prix se passer de l’un ou de l’autre. «Ce n'est pas grave si c'est un attaquant comme Gameiro ou un autre qui fait ce travail. Ménez, avec de la vitesse, et Nenê, avec de l'intelligence, peuvent jouer derrière la ligne défensive», assure «Carletto». La réflexion sera sûrement différente le jour où Leonardo offrira à son entraîneur un avant-centre de calibre international. En attendant, Jérémy Ménez, Javier Pastore et Nenê ont désormais une longueur d’avance quand le coach italien couche ses titulaires dans son carnet.

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Contre Sochaux, les trois joueurs offensifs ont illustré ce schéma avec brio. Même Javier Pastore, un ton en dessous dans le jeu, retrouve un peu de couleur dans ce onze de départ, comme le prouve son but dominical. Un dispositif qui séduit même les supporters, qui se sont empressés de le valider sur les forums en le comparant «à celui du Barça», où Lionel Messi joue régulièrement en pointe. Ancelotti n’ira évidemment jusque-là. «La chose la plus importante, c'est d'avoir l'habileté pour attaquer, prendre la profondeur avec justesse», prône le transalpin. Le plus ennuyeux est sans doute d’avoir attendu aussi longtemps avant de tenter l’expérience.